‹ Traité élémentaire de physiologieChapitre 203 sur 510 · Physiologiste américain contemporain · texte numérisé non relu

Physiologiste américain contemporain

le cœur une action systoli(iue et les ions potassium une action diastolique; à lorte dose ceux-là rarrôlent en systole et ceux-ci l’arrêtent en diastole.

Chez les Sélaciens la solution de Rincer doit être additionnée d’urée»pour entretenir les battements du cœur isolé (Haglioni 2, l'joS). M. Lambert» a vu de son côté (1903) que celte substance, si elle n’est pas indispensable au l'onctionnement du camr isolé de grenouille, le facilite cependant beaucoup ou le rétablit, quand il est suspendu. Ce rôle de l’urée mérite d’être étudié.

Cliez les animaux supérieurs, une condition essentielle de l’activité cardiaque, c’est l’inlégi'ité de la circulation dans les vaisseaux du cœur (artères coronaires), d’où dépend la nutrition du myocarde.

Si un vaisseau coronaire important devient imperméable, le cœur, impuissant à résister à 1 anémie qui en résulte, à la privation de sang oxygéné et chargé des matériaux qui sont les excitants de sa contraction, s’arrête.

Il est plus difficile de s’expliquer l’efl’et de la ligature d’un gros tronc coronaire ; dans ce cas, les ventricules s’arrêtent bien aussi, mais après avoir présenté des secousses fibrillaires plus ou moins fortes, c’est-à-dire des contractions tout à fait arythmiques [trémuldtioyis venlviculaires', voy. plus loin, p. 400) ; ce phénomène se produit de une à deux minutes après la ligature et, une fois commencé, se continue jusqu’à l’arrêt du cœur; en d’autres termes, la contraction coordonnée des faisceaux musculaires cardiaques ne peut se rétablir, même si on enlève la ligature. Aucune des explications, proposées jusqu’à présent, de ce fait si intéressant au point de vue des relations entre la nutrition du cœur et l’activité de ce muscle, n’est complètement satisfaisante. Inversement, on sait (voy. p. 340) que le rétablissement de la circulation coronaire, même dans des cœurs en apparence complètement morts, ramène la contractilité normale du muscle.

D. Propriétés du muscle cardiaque. — Ce sont celles du tissu musculaire en général. C’est sur le cœur de grenouille ou de tortue qu’on les étudie le plus facilement. On en sectionne la pointe; cette pointe du cœur reste normalement immobile ; mais les excitations appropriées en réveillent la contractilité.

Notons tout de suite la vitalité du muscle cardiaque.

Quatre ou cinq jours après la mort, on peut encore voir se produire, après établissement d’une circulation artificielle avec le liquide de Ringer- Lücke, des contractions de tout le cœur, sur le lapin (Kuliabko). — Les diverses parties du cœur ne possèdent pas la même vitalité. C’est le ventricule gauche qui cesse d’abord de battre, dans la mort du cœur, puis le droit. Les oreillettes battent encore longtemps après que les ventricules sé sont arrêtés et c’est la droite qui bat le plus longtemps (uUimum moriens). Quand à son tour elle est arrêtée, les embouchures des grosses veines se contractent encore.

1. Le sang et les tissus des Sélaciens sont très riches en urée. Le sang en contient 2 gr. 6 pour loo.

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