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Distribution du sang dans l’organisme

Dlaintenant que l’on sait comment circule le sang dans les diverses parties de l’appareil cardio-vasculaire, il reste à voir de quelle manière se fait sa répartition dans les principaux départements de l’organisme.

1° Répartition générale du sang.

Le sang passe des artères dans les veines à travers les vaisseaux de la peau, des muscles et des viscères, c’est-àdire par trois grandes voies.

La voie musculaire est assez

Peau.

large pour donner passage en un temps donné à une quantité de sang égale à celle que

fig. 121. — Schéma des trois grands territoiresde la distribution du sang dans le corps humain; les muscles, 1 intestin et la peau (Lauder Brunton).

contiennent les vaisseaux cutanés et intestinaux (voy. fig. 124). Pour que la distribution du sang dans toutes les parties de l’organisme se fasse régulièrement, il faut qu a chaque instant il revienne au coeur

CIRCULATION DU SANG

par les veines une quantité de sang égale à celle que le cœur envoie dans les artères (voy. p. 449). Or, le système veineux est tellement spacieux qu 'après la mort, c’est-à-dire quand il est en état de relâchement complet, il contient tout le sang de l’organisme. Si, pendant la vie, le sang ne s’accumule pas dans les veines, c’est qu’il est sans cesse aspiré vers le cœur (voy. p. 444). Ainsi se maintient sa circulation. Quant à sa répartition, on peut dire qu’en général et normalement chaque partie du corps reçoit la quantité de sang nécessaire à ses besoins et que, suivant son activité plus ou moins grande, elle en reçoit davantage, grâce à la dilatation de ses vaisseaux. En même temps les vaisseaux se resserrent dans une autre partie de l’organisme. Nous avons examiné déjà (voy. p. 487) les phénomènes de compensation et leur grandeur. La quantité de sang contenue dans les organes n’est donc pas constante, mais au contraire varie beaucoup. C’est dans ce fait que se dévoile toute l’importance des mécanismes vaso-moteurs qui ont été étudiés et grâce auxquels est sans cesse possible et sans cesse réalisé l’établissement plus ou moins durable d’une foule de circulations locales.

2® Circulations spéciales.

11 faut avoir soin de ne pas confondre avec les circulations locales les circulations spéciales ou particulières, qui s’opposent aussi à la circulation générale, mais s’entendent des circulations propres à des organes placés dans des conditions anatomiques telles qu’il en résulte des dispositions mécaniques et physiques par lesquelles le cours du sang se trouve constamment influencé. C’est ainsi que les poumons et le cerveau présentent des conditions qui donnent à la circulation dans ces organes des caractères particuliers. Ainsi en va-t-il encore quand un système capillaire spécial se trouve placé sur un point du cône artériel ou veineux qu’il interrompt; une telle disposition s’observe dans les vaisseaux artériels du rein, au niveau des pelotons vasculaires qui constituent les glomérules de Malpighi, ou dans le système de la veine porte par lequel le sang, que les troncs cœliaque et mésentérique fournissent aux organes de la digestion, est conduit dans un tronc commun par un grand nombre de veines, tronc commun qui, au lieu de se jeter immédiatement dans la veine cave, se ramifie d’abord dans le foie à la manière d’une artère; ce sont seulement les veines sus-hépatiques ou vaisseaux efférents de ce système surajouté de capillaires qui vont se jeter dans la veine cave. Dans quelque région qu’existe cette disposition, on donne toujours le nom de vaisseau porte ou de système porte à toute partie de l’appareil circulatoire dans laquelle le sang va des capillaires d’un organe

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