Voy. ce qui a été dit à ce sujet, p. 5og et p
3. Chimiste contemporain, professeur de chimie physiologique à la Faculté de médecine de Nancy.
C. Valeur des échang’es respiratoires. — Pour déterminer la grandeur de ces échanges, c’est-à-dire les quantités d’oxygène absoibé et d acide carbonique et d’eau exhalés pendant un temps donné, on a eu recours à deux méthodes principales. Le principe de ces méthodes a été posé par Lavoisier qui les a d’ailleurs mises en pratique dans ses recherches avec Laplace* ou avec G. Séguin.
a. Méthodes de détermination des échanges respiratoires. — Les unes sont des méthodes de détermination partielle dans lesquelles les analyses portent sur des échantillons de l’air respiré. L’air e.xpiré est, par exemple, reçu dans un gazomètre, où l’on fait à des moments déterminés des prises de gaz pour doser l’oxygène et l’acide carbonique (Andr.al3 et GavarretS 1845). Une fraction de l’air respiré est, dans d autres cas (Pettenkofer), amenée par un système d’aspiration à traverser des flacons contenant une solution titrée de baryte; le dosage pratiqué est, comme dans le cas précédent, rapporté à la quantité totale d’air respiré.
Les autres méthodes, dites de détermination totale, permettent l’analyse de l’air total respiré pendant un temps donné. 11 est de toute évidence qu’elles sont préférables aux précédentes et devraient même être exclusivement employées. En effet, dans les méthodes de détermination partielle, c’est-à-dire portant sur des fractions de l’air respiré, les chiffres trouvés doivent être multipliés par un coefficient considérable, correspondant au volume total d’air ayant servi à la respiration; des erreurs insignifiantes d’analyses peuvent dès lors, dans le résultat final, avoir une valeur importante. Quant aux méthodes de détermination totale, toutes n’ont pas une égale valeur. On doit préférer celles dans lesquelles l’animal respire à l’air libre ou dans un milieu qu’un artifice permet de maintenir à une composition constante, reproduisant celle de l’air atmosphérique; ces méthodes sont a priori supérieures à celles dans lesquelles l’animal respire dans une enceinte dont l’air n’est pas renouvelé.
Pour l’application de ces méthodes aux animaux et à l’homme un grand nombre d’appareils ont été imaginés et employés. Comme
J. Voici les règles données par l'illustre chimiste pour l’étude des phénomènes chimiques de la respiration; il faut, dit-il : . x» enlever à l'air, par la chaux ou mieux parla potasse, la proportion d’acide craveux aériforme^ qu’il contient- 2» lui rendre une quantité d’air salubre, égale à celle qu’il a perdue . C’S ^ méthode qu il suivit dans ses expériences avec G. Séguin.
2. P. -S. Laplace (1749-1827), illustre géomètre et astronome français flnto... ^ Traite de la mécanique céleste et de l'Exposition du système du monde' fondamentaux dans l’histoire de nos connaissances
3. Andral(i797-i876), célèbre médecin français, un des promoteurs des fhA„.-
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RESPIRATION
exemple de la première nous décrirons sommairement l’appareil de Pettenkofer (1860), et, comme exemples de la seconde, nous décrirons les appareils de Régnault* et Reiset* (1849) et de .M. Ranriot et Ch. Richet (1886-87).
Méthode de Pettenkofer et Voit. — L'appareil (voy. fig. 143) se compose d’une grande chambre de 12 à 13 mètres cubes de capacité, en tôle, munie de portes et de hublots étanches; l’aménagement en est tel que le sujet peut y demeui’er plusieurs jours. La ventilation y est assurée par deux
Fig. 143. — Schéma du grand appareil respiratoire de Fktteskofïu (d'après L.'Frkdericq).
R, chambre respiratoire ; — A, courant d’air principal non analysé, mais mesuré au compteur; — B, portion d'air analysée, empruntée au courant d’air principal qui a traversé l’appareil respiratoire ; — G, portion d’air analysée empruntée à l’air avant son entrée dans l’appareil.
pompes aspirantes assez puissantes pour y faire passer de 15 à, 35 mètres cubes d’air par heure. On mesure l’air aspiré au moyen d’un compteur. A la sortie de l’appareil, une portion de l’air est dérivée et dirigée à travers des ballons tarés remplis de ponce sulfurique pour l’absorption de la vapeur d’eau et à, travers des tubes remplis d’eau de baryte filtrée pour le dosage de l’acide carbonique et finalement à travers un compteur.
La méthode donne des résultats précis pour l’acide carbonique. Le dosage de la vapeur d’eau est moins sûr, parce qu’une partie variable de l’eau éliminée s’absorbe dans la chambre respiratoire qui contient des objets hygroscopiques (literie, objets divers, vêtements du sujet, etc,). Quant à la