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Mécanisme des échanges gazeux entre le sang et les

tissus.

Les différences de tension qui existent entre l’oxygène du sang artériel et celui des tissus expliquent aisément le passage de l’oxygène aux tissus. Dans le sang artériel l’oxygène est à une tension de 44 p. 100 d’atmosphère au moins, tandis qu’il a dans les tissus une

RESPIRATION DES TISSUS

tension à peu près nulle, par le lait même de son utilisation constante par les éléments cellulaires; pour celte raison Foxyhémoglobine se dissocie, d’autant plus facilement d’ailleurs que la lemj)érature, dans les tissus, est au-dessus de 37“ et que la tension de dissociation de l'o-xyhémoglobinc augmente avec la 'empéralure ; il passe ainsi de l'oxygène du sang aux éléments anatomiques. — La tension de CO^ est, au contraire, dans les liquides de l’organisme où on peut l’apprécier, supérieure à celle du sang veineux, comme l'indique le tableau suivant (.Pi lüger et Strassburcn 1872) :

Tension de CO- dans quelques liquides organiques :

Bile 5o mm. Ilg. (6,6 p. loo d’atm.)

Urine 68 — — (g — )

Lymphe ' 33,4-37,6 — (4,4 à 4,9 — )

Liquide péritonéal > q \

Cavité péritonéale ) '

De simples phénomènes de dilîusion physique permettent donc le passage de l’acide carbonique des tissus dans le sang comme celui de l’oxygène du sang dans les tissus.

Ainsi sont rendus possibles les véritables échanges respiratoires. Nous savons en effet que la respiration n’est essentiellement qu’une combustion, par l’oxygène de l’air, du carbone fourni par les aliments. Mais alors une nouvelle question se pose. Comment peut s'effectuer dans l'organisme la combustion de ce carbone, à une température à laquelle pareilles oxydations ne se produisent jamais ■en dehors de l’organisme? On a pensé que l’oxygénation qui caractérise la respiration se réalise par l’intermédiaire de corps ayant la propriété de lixer, puis de transporter de grandes quantités d’oxygène sur des matières oxydables; ces vecteurs d’oxygène sont de véritables ferments, les oxydases. Nous nous sommes déjà occupés de ces ferments (voy. p. 95 et 350) et nous avons résumé les expériences qui établissent leur présence dans le sang et surtout dans la plupart des tissus. L’action de ces oxydases n’a été démontrée, il est vrai, que par des expériences in vitro. On a pensé qu’elles existent aussi dans le sang circulant et dans les cellules elles-mêmes, mais il n’a pas encore été fourni de preuve directe de ce fait.

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