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TROUBLES DE LA RESPIRATION

Asphyxie*. — Toutes les fois que l’hématose diminue, par défaut dans l’absorption d’oxygène ou dans l’élimination de l’acide carbonique, la dyspnée se produit. Par cette exagération de l’amplitude des mouvements respiratoires - l’organisme lutte contre la diminution de l’hématose ; la production de la dyspnée apparaît donc comme un mécanisme compensateur. Quand la compensation est insuffisante, il y a asphyxie.

L’asphyxie est due à la. privation d'air respirahle ou à une intoxication, c’est-à-dire à l’absorption d’un gaz pernicieux.

10 L’asphyxie par défaut d'air respirable peut se produire de deux manières: ou bien par privation d’oxygène, ou bien par accumulation d’acide carbonique dans l’air respiré ou dans le sang.

Dans une atmosphère qui ne se renouvelle pas, les animaux ne meurent que quand ils ont épuisé la plus grande partie de l’oxygène, pourvu que l’on enlève tout l’acide carbonique formé, afin d’éviter les troubles dus à l’accumulation de ce gaz. Les Oiseaux meurent quand la proportion d’oxygène n’est plus que de 3 à 4 p. 100, et les Mammifères quand elle tombe à 2 p. 100 (Paul Bert). — -La durée de l’asphyxie est très variable suivant les animaux. Elle est très courte chez les Oiseaux et chez les Mammifères, plus longue chez les Reptiles. — L’animal qui se débat s’asphyxie plus vite, car il consomme plus rapidement l’oxygène du milieu.

Si l’on fournit à l’animal enfermé dans un espace clos une quantité toujours suffisante d’oxygène, mais qu’on laisse s’accumuler dans cet espace l’acide carbonique produit par la respiration, on voit que les animaux meurent quand la proportion de ce gaz est devenue trop considérable. Ce n’est pas qu’il soit un poison très actif, mais sa trop grande quantité, par suite sa trop grande pression dans le milieu ambiant s’oppose à la sortie de celui qui est dans le sang ; dès lors celui que dégagent les combustions des tissus ne peut plus passer dans le sang et la respiration des tissus est entravée. — La durée de cette forme d’asphyxie est également variable suivant les animaux.

Dans l’asphyxie dans une atmosphère confinée, les deux causes

1. De i. privatif et o®ufi*o« pouls. Le sens étymologique du mot, c’est-à-dire perle ou privation du pouls, est donc relatif à l’effet final du phénomène et ne désigne nullement le phénomène lui-même, dont les anciens médecins ne pouvaient connaître la cause.

2. Les autres grands effets de l’asphyxie ont été sommairement indiqués p. 345, 469, 485 et 569. Ajoutons que plusieurs centres nerveux sécréteurs sont semblablement excités par le sang asphyxique, en particulier les centres salivaires et 8udorau.x. Ajoutons aussi qu'à la phase d’excitation bulbo-médullaire succède la phase paralytique ; les convulsions cessent, les réflexes des membres disparaissent, la respiration se ralentit extrêmement, puis s’arrête, le cœur s’accélère brusquement (signe de la mort prochaine), la pupille se contracte ; la mort arrive par arrêt du cœur.

gQQ RESPIRATION

6n (jU6slion sg IrouvGnt réunies. Aussi 1 arrêt mGcani(|ue de la respiration, par ligature de la trachée, strangulation, submersion, etc., produit-il, tout le monde le sait, la mort très rapidement. Les plus habiles plongeurs ne peuvent rester plus de deux minutes sous l’eau ; les noyés ne peuvent généralement, après six ou huitminutes de submersion, être rappelés à la vie. Parmi les animaux à sang chaud cependant, les Mammifères et les Oiseaux aquatiques offrent une grande résistance à l’asphyxie (le canard, par exemple, peut résister une quinzaine de minutes); cette propriété paraît tenir à la résistance de leur système nerveux vis-à-vis de l’acide carbonique.

2o L’asphyxie par intoxication a pour type 1 asphyxie par 1 oxyde de carbone. Dans ce cas, c’est le globule rouge qui est primitivement atteint (voy. p. 320); l’oxyde de carbone vient prendre la place de l’oxygène dans l'hémoglobine. Cette asphyxie se ramène donc à une privation d’oxygène ; mais celle-ci relève d’un autre mécanisme que celui précédemment indiqué; elle est due uniquement ace que le globule muge ne peut plus être le véhicule de l’oxygène. La toxicité de l’oxyde de carbone est très grande. Un chien qui respire un mélange d’air et d’oxyde de carbone àl p. 100 meurt en quinze minutes environ (N. Gréhant); le sang de cet animal ne contient plus que 3 c. c. environ d’oxygène pour 100.

11 est des gaz qui vont agir directement comme poisons sur les éléments anatomiques. Ce ne sont plus là des cas d asphyxie proprement dite, ce sont des empoisonnements produits par des gaz. Ainsi agissent l’hydrogène sulfuré, l’hydrogène arsénié, diverscomposés du cyanogène, etc.

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