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FONCTIONS DU FOIE

U forme, aux dépens de cet hydrate de carbone, le sucre du sangf (fonctions glycogénique et glycémique) ; il forme de la graisse [fonction adipogénique) ; il üxe des matières albuminoïdes ; et sous ces trois rapports il mérite tout à fait le nom de « laboratoire des produits alimentaires» (L. Fredericq); il forme au moins une des matières albuminoïdes du sang, la substance fibrinogène, et il forme aussi des substances anticoagulantes (fonction fibrinogénique ou coagulante et fonction anticoagulante) ] il s’y produit enfin toute une série de réactions qui, aux dépens des matières azotées toxiques auxquelles donne lieu la décomposition des protéides, engendrent des corps azotés inotfensifs, et à cette fonction uréopoiétique et aux actions analogues peut être rattachée la fonction antitoxique générale du foie. Tous ces phénomènes chimiques s’accompagnent d’une notable production de chaleur.

On a pu apprécier la grandeur du travail du foie en mesurant les échanges respiratoires sur un animal (chien) de la circulation duquel cet organe a été préalablement exclu (méthode de Tangl^) ; on a trouvé que, dans cette condition, la diminution des combustions (absorption moindre d’oxygène et élimination moindre d’acide carbonique) montre que le travail du foie représente 12 p. 100 de l’énergie totale mise en jeu par l’animal. Bref, le rôle du foie dans le métabolisme matériel est aussi étendu qu’important. Aussi a-t-on pu dire que cet organe est « surtout, et presque uniquement, un organe chimique de transformation des matériaux du sang. 11 est, pour employer une expression un peu vulgaire, le grand chimiste de l’économie » ».

On pourrait aussi classer les difîéi'entes fonctions du foie en remarquant que, outre le rôle de la cellule hépatique sur les éléments figurés du sang, elles concernent successivement son action sur les hydrates de carbone, sur les graisses et enfin sur les matières protéiques et sur leurs dérivés; par cette dernière étude on est naturellement conduit, comme il a été indiqué tout à l’heure, à traiter de la fonction antitoxique du foie en général. — C’est cet ordre très simple qui sera suivi ici. Cette classification, aussi bien, aboutit à un résultat analogue à celui que nous avons obtenu en partant du principe que toutes les fonctions du foie, en tant que glande à sécrétion interne, servent cà renouveler ou à maintenir la composition du milieu sanguin. Pour compléter l’exposé, il ne restera qu’à montrer les rapports de la circulation du sang dans le foie avec le fonctionnement de cet organe.

Avant de passer en revue ces diverses fonctions, faisons observer que l’on aurait tort de croire qu’elles sont sans rapport avec la sécrétion externe du même organe. La formation des pigments

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