Chimiste physiologiste suisse contemporain
3- Toute la matière colloïde n’est pas de la thyroglobuline ; il s'y trouve une autre substance protéique, non iodée, mais phosphorée, un nucléo-protéide (A. Oswald).
4. Dans divers autres organes, on n’en a trouvé que des traces, qui proviennent d’ailleurs peut-être du sang (voy. p. :V,). Seule, la glande thyroïde a la propriété d’eu lixer une quantité relativement considérable.
5 II est fort possible que l’iodothyrine ne soit pas le seul principe actif sécrété parles glandes de l’appareil thyroïdien. E. Drechsel (1896) y trouvait trois substances actives, y compris l’iodotbyrine. Et on a vu que A. Oswald en a isolé deux matières protéiques définies. Enfin A. Gautier (1900) y a trouvé de l’arsenic
NUTRITION
3® L’iodolhyrine, de même que la thyroglobuline de A. Oswald, augmente l’excitabilité des nerfs vagues et des nerfs dépresseurs et diminue celle des accélérateurs cardiaques (E. de Cyon, 1897-1899) Or, on a constaté que, chez les animaux goitreux (nombreux dans quelques parties de la Suisse) et chez les animaux thyroïdectomisés, les pneumogastriques et les dépresseurs sont moins excitables et que les accélérateurs cardiaques le sont davantage (E. de Cyon). De là le rapport étroit établi par E. de Cyon entre la sécrétion iodée de la thyroïde et le fonctionnement des nerfs régulateurs du cœur.
Quelle que soit l’importance de tous ces faits acquis grâce à la découverte de Baumanx, bien des problèmes restent en suspens : on ne sait pas encore si la substance iodée de la thyroïde est la seule substance spécifique de cette glande, comment elle s’y forme et comment elle est excrétée et quelle est la part respective de la glande thyroïde et des parathyroïdes dans son élaboration ; et on ne sait pas non plus le mécanisme de* son action sur la nutrition et si elle ne possède pas quelque action anlitoxique.