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FONCTIONS DES CAPSULES SURRÉNALES

de l’adrénaline est grande; une dose de 0b''.01 à 0S‘’,02 en injection souscutanée tue le lapin en une heure environ , une dose de 0",001 à 08^,002 par kilogramme en injection intraveineuse sulfit pour tuer le chien. Apiès une période d’agitation, de dyspnée et de convulsions, les animaux nieurent d’œdéme pulmonaire et quelquefois de trémulations ventriculaires (F. Battelli).

Existe-t-il quelque relation entre le fonctionnement des surrénales

Fig. 163. — Augmentalion de rression artérielle produite sur un chien par l'injection de 10 cc. de sang veineux capsulaire normal (tracé de TscHtnoKSAitoFF).

La 2« ligne indique le temps en secondes.

Sur la 3« ligne le soulèvement indique le moment et la durée de l’injection.

et l’adrénaline ? 11 a été établi que les veines capsulaires déversent dans le sang de petites quantités, d’ailleurs variables, de cette substance. Le sang de ces veines possède une action vaso-constrictive analogue à celle de l’extrait surrénal (N. Cybulski^, 1897, J.-P. Langlois, 1897, L. Camus et J. -P. Langlois, 1900); il en est de même du plasma de ce sang. Et n’est-il pas très intéressant de rapprocher ce fait de cette constatation, què la pression artérielle des animaux acapsulés est très basse? Faut-il ën conclure que l’adrénaline formée dans les capsules et normalement versée dans le sang contribue à la régulation de la pression du sang ? 11 est vrai que l’adrénaline injectée dans les vaisseaux disparaît très rapidement du sang; elle s’oxyde dans les tissus; mais cela ne prouve pas qu’il ne s’en déverse point normalement de petites quantités par les veines capsulaires.

Aussi bien, le passage d'adrénaline dans le sang a été démontré directement par des expériences de A. Biedl (de Vienne) (1898) et surtout par celles, très précises, d’un élève de Mislavski, Tsciieüoksaroff (1910); il

1. Physiologiste autrichien contemporain, professeur de physiologie à l’Université de Cracovie.

Gley. — Physiologie.

NUTRITION

résulte de ces expériences (]ue l’excitation prolongée d un nerf splanchnic{uedétermine par la veine de la capsule correspondante l’écoulement d’un, sang beaucoup plus riche en substance active cjue le sang de la meme glande recueilli avant rexcilation du nerf ^fig. 163 et 164); et cet enrichissement du sang provient bien d’une suractivité! de l’organe, car, si l’on sacrifie cet animal dont on a excité le splanchnique d’un côté et qu’on mesure le pouvoir hypertenseur de l’extrait des deux capsules, on constate que l’extrait de la surrénale dont le nerf a été excité se montre toujours beaucoup plus puissant que 1 autre (rscHEBOKSAiioFF). Ces expé-

Fie. 164. — 'lême animal. Augmenlation de pression arlérieile produite par l'injeclion de 10 ce. de sang vcineu.x capsulaire, recueilli pendant l e.xcitition du nerf splanchnique du

même côté (tracé de TscHEBOKSAnoFF).

Le soulèvement, sur la seconde ligne, indique le moment et la durée de l injechou.

riences doivent donc être rangées parmi les plus démonstratives qui soient, de la réalité des sécrétions internes.

9, Fonctions de l’hypophyse.

Nos connaissances sur le rôle de la glande pituitaire ou hypophyse sont assez bornées.

Les expériences d’extirpation ou de destruction complète, en raison même de la diflficullé d’atteindre cet organe et des traumatismes nerveux et des hémorragies presque inévitables au cours de l’opération, n ont pas encore donné des résultats assez sûrs pour que l’on soit en droit d afllîrmcr que l’hypophyse est indispensable ou non à la vie et que 1 on puisse déterminer" exactement la nature des accidents consécutifs.

FONCTIONS DU THYMUS

Les excitations électriques portées sur l’hypophyse ou la compression de cet organe déterminent un ralentissement et un renforcement des contractions du cœur (expériences de E. de Cyo.\ sur le chien et sur le lapin, 1900). De là l’idée que les changements de pression intracrânienne retentissent sur l’hypophyse qui agit alors sur le bulbe et met eu jeu l’appareil modérateur cardiaque. L’hypophyse serait par suite un organe régulateur de la circulation cérébrale (E. de Gyon).

Chez l’homme, on a trouvé dans un certain nombre de cas d’acromégalie (de azpov, extrémité, et (xéya;, grand) des lésions ou une tumeur de l’hypophyse (P. Mahie ^). On admet que les principaux troubles de l’acromégalie, le développement exagéré des os des extrémités et delà l'ace*, l’état de fatigue et de faiblesse, tiendraient soit à la suppression d’uno fonction, d’ordre nutritif, de l’hypophyse, soit à l'hypertrophie de la partie antérieure de cette glande. Cependant les observations d’ablation de tumeur hypophysaire chez les acromégaliques, que plusieurs chirurgiens ont pu réussir et à la suite de laquelle ils ont vu régresser les altérations osseuses, ne sont guèi'e en faveur de la première hypothèse, celle de l’insuffisance fonctionnelle de la glande comme cause de la maladie.

Chez quelques animaux ayant résisté à la thyroïdectomie et, chez l’homme, dans quelques cas de myxœdème, on a constaté une hypertrophie très nette de l’hypophyse. On ignore complètement quelle sorte de relation pourrait exister entre ces deux organes.

Propriétés physiolog^iques des extraits d’hypophyse. —

L’extrait aqueux d’hypophyse, en injection intraveineuse, détermine un ralentissement des battements du cœur avec augmentation de leur énergie et une élévation marquée de la pression artérielle ; l'extrait alcoolique une baisse de cette pression, comme l’iodothyrine (SciiAFER et Svv. Vincent), ce qui a conduit E. de Cyon à penser que Vhijpophxjsine peut suppléer en partie l’iodothyrine dans son action sur la circulation. — Seuls, les extraits du lobe postérieur (y compris la partie intermédiaire) de l’hypophyse ont la propriété d’augmenter la pression artérielle (W. H. Howell, 1898). Ces mêmes extraits dilatent les vaisseaux du rein et augmentent notablement la sécrétion urinaire (Schafer et Herring). — Rien ne permet actuellement de conclure de ces actions de l’extrait hypophysaire à des actions analogues du produit normalement sécrété par la glande.

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