I. — Réserves plastiques
Les réserves plastiques que nous connaissons le mieux sont de nature minérale.
Réserves de matières minérales.
Pendant la vie embryonnaire il se forme des amas de sels calcaires^ On a trouvé, dans les enveloppes de l’œuf des Huminants, des plaques choriales constituées par des sels calcaires identiques à ceux des os, sauf le carbonate de chaux, qui n’y existe qu’en faible proportion ; ces plaques choriales s’atrophient et disparaissent à mesure que se fait l’ossification des pièces du squelette (A. Dastre, 1870); elles constituent donc une véritable réserve où s’accumulent les substances phosphatées, en attendant le moment de leur utilisation dans l’organisme fœtal. Le fait de la faible propoi tion de carbonate de chaux ne vient pas à l’encontre de cette manière de voir, si l’on a égard à
NUTRITION
ce que MitNE-EuwAiins a fait observer à propos de la constitution des os. « Le carbonate de chaux, dit-il, ne parait remplir (ju’un rôle très secondaire dans la constitution des os. Il est en faible proportion chez les jeunes individus, ainsi que dans les parties osseuses de nouvelle formation, et il devient plus abondant avec les progrès de l’age ‘ . »
On s’est demandé, d’autre part, si les lécithines (voy. p. 26) ne peuvent pas être considérées comme une réserve de phosphore.
Enlin la question du fer de réserve a été bien étudiée. Les faits qui démontrent la réalité d’une accumulation de fer dans le foie et dans la rate ont été indiqués p. 130, 327-330 et 606.
2° Réserves de matières protéiques.
La fixation des matières albuminoïdes par le foie a été mentionnée p. 623, mais nous ignorons la grandeur du phénomène et d’ailleui'S aussi sa signification réelle. Ce sont surtout les albuminoïdes du sang et de la lymphe qui peuvent être considérés comme une réserve azotée.