De concrélion
REPRODUCTION
D’autre part, rie la prostate du niêine animal on retire aisément quelques gouttes d’un liquide clair, limpide, de réaction neutre, tout à lait fluide
Or, une gouttelette de ce dernier liquide, mélangée à une assez grosse portion du contenu vésiculaire, en détermine instantanément la coagulation ; lecoagulum devient blanc cireux, analogue à de la bougie, et plus tard de la surface on voit sourdre quelques gouttelettes, sorte de sérum extrait de ce caillot. Cette coagulation est due à l’action d’un ferment soluble contenu dans le liquide prostatique, là vésiculase de L. Gv\u s et E. Gley (1896), qui perd tout son pouvoir par le chauffage à 70°.
Ce phénomène n’est ([ue la reproduction, in vitro, de ce qui se passe lors de l’éjaculation normale chez le Cobaye. En effet, le sperme de cet animal se coagule très rapidement à l’air ou dans le vagin de la femelle,, formant ce que les zoologistes avaient appelé, sans pouvoir l’expliquer, I© bouchon vaginal. Par les faits exposés ci-dessus on voit que la formation de ce bouchon résulte de la coagulation du contenu vésiculaire, englobant lesspermatozoïdes. Par ce mécanisme la rétention du sperme dans le vagin est assurée.
Le bouchon vaginal s’observe chez beaucoup d’autres Rongeurs, chez la Gerboise, le Rat, la Souris, le Myopotame, etc. Dans le contenu vésiculaire d’autres animaux, comme les Insectivores (le Hérisson par exemple), il se produit, sous l’influence du ferment de la prostate de ces animaux, un phénomène quelque peu différent, mais du même ordre, une sorte decaséi-^ lication ou de prise en colle. Et l’on peut se demander si chez l’homme il ne survient pas quelque chose d’analogue après l’éjaculation, une sorte de prise en gelée du sperme. En tout cas, SPALLANZANia jadis constaté l’agglutination du contenu des vésicules séminales de l’homme.
Par là le rôle des glandes génitales dites accessoires apparaît comme fort important, puisque ces organes, en vertu de l’action réciproque de leurs produits de sécrétion qui assure la fécondation, contribuent efficacement à la fonction de reproduction. Et ce qui prouve bien ce rôle, c’est que l’extirpation de la prostate ou des^ vésicules séminales chez les Rongeurs (rat, cobaye) diminue ou supprime, suivant qu’elle est ou non complète, le pouvoir reproduc leur.
Chez les Mammifères la sécrétion delà prostate, obtenue par excitation des filets du plexus prostatique, augmente beaucoup les mouvements, c’est-à-dire la vitalité, des spermatozoïdes (expériences faites dans le laboratoire de Mislavsky par Vichnevsky, 1909).
L’excrétion du contenu des glandes vésiculaires est sous la dépendance du système nerveux.
1. Chez beaucoup d’autres animau.x, la prostate sécrète uii liquide visqueux
FÉCONDATION
L’excitation d’un filet sympathique, qui se détache d’un petit ganglion situé sur la veine cave inférieure au niveau des veines rénales, et descend tout droit dans le mésocôlon parallèlement à la colonne vertébrale, vers les vésicules, provoque une contraction énergique des vésicules (Ch. RémyL 1885); cette contraction est suivie de l’émission dans les canaux déférents et dans l’urètre d’une portion du contenu des glandes et aussi de l’émission d’un peu de liquide prostatique, puisque le liquide excrété se coagule de la façon indiquée plus haut. 11 n’y a pas érection concomitante. On a appelé à tort ce nerf éjaculateur; la sécrétion constatée n’est pas spermatique, mais vésiculaire; il s’agit en réalité d’un nerf excréteur des vésicules séminales, que l’on pourrait appeler le nerf vésiculaire.
Quant à la prostate, elle reçoit ses filets sécréteurs, par les nerfs hypogastriques, de la branche descendante du ganglion mésentérique inférieur (Misuwsky et Bor.m\nn, 1898), et ses lilets vaso-dilatateurs des nerfs érecteurs et à la fois de la branche descendante du ganglion mésentérique inférieur (d’après les expériences d’un élève de Fredericq, L. Weekers, sur le chien, 1905); la vaso-dilatation pénienne (érection) s’accompagne en effet de la vaso-dilatation prostatique.
3“ Sécrétion des glandes de Cowper et des glandes de Littré.
Les glandes de Cowper son t de petites glandes, placées au milieu des muscies striés et lisses du périnée (aponévrose moyenne), derrière la saillie du bulbe urétral (fig. 165, p. 700), et dont le canal excréteur vient s’ouvrir dans le canal de l’urètre, vers la jonction du bulbe avec la portion spongieuse proprement dite.
Le produit de ces glandes, exprimé par les contractions des muscles du périnée au moment de l’érection, vient remplir le canal de l’urètre et dilue le sperme. Quand une forte érection n’est pas suivie d’éjaculation, on voit, au moment où l’érection cesse et où le canal revient à ses dimensions primitives, s'écouler par son ouverture antérieure (méat urinaire) un liquide clair et muqueux qui n’est autre chose que le produit des glandes de Cowper et de quelques autres glandes.
Ces autres produits de sécrétion, déversés dans le canal, et s’y mêlant au sperme et le diluant, sont les produits des glandes prostatiques et des glandes de Littré.
Ces dernières sont de très petites glandes en grappe, disséminées dans la muqueuse de la portion spongieuse de l’urètre. Le produit de leur sécrétion, impossible à isoler, paraît analogue à celui des glandes de Cowper.
1. Ilislologisle français contemporain. — Antérieurement, Loua (de Giessen) avait montré, en i866, que l’excitation du ganglion mésentérique inférieur provoque des mouvements des vésicules séminales et des canaux déférents.
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