‹ Traité élémentaire de physiologieChapitre 374 sur 510 · A. Cramer, médecin hollandais (i822-i · texte numérisé non relu

A. Cramer, médecin hollandais (i822-i

3. Il y a une quatrième image, droite et à éclat plus faible que celui des images de la cornée et de la cristalloïde postérieure, égal à peu près à celui de l’image fournie par la cristalloïde antérieure. Pürkinje avait dessiné cette iraa^e et l’availattrihuée à la surface postérieure de la cornée. Mais Helmholtz n’avait

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FONCTIONS SENSORIELLES

d’images formées qu’il y a de surfaces réfléchissantes*. Or, si l’on commande à la personne, sur laquelle on observe ce phénomène, de fixer l’objet lumineux placé à des distances diH'érenles, on voit que le seul changement

qui s’opère dans le»

trois images se fait dans l’image fournie par la face antérieure du cristallin; cette image devient plus petite quand on accommode pour voir de plus près, tandis que l’image cornéenne ne change pas et que l’image de la face postérieure du cristallin, l’image renversée, devient un peu plus petite, cette variation étant d’ailleurs tout à fait minime (voy. fig. 208). La conclusions’impose : c’est surtout la face antérieure du cristallin gui, dans la vision de près, devient plus convexe ; et, dans la vision de loin, le cristallin s’aplatit.

Fig. SOS. — Images catoplriques dans l'œil non accommodé A et accommodé B.

a et a, images cornéennes; b et b', images sur la face antérieure du cristallin ; c et c, images sur la face postérieure du cristallin.

On peut mesurer la grandeur des images de Pürkinje et, étant données la grandeur de l’objet et sa distance à l’œil, calculer de là les variations de courbure des surfaces réfringentes. C’est ce que Helmholtz a fait. Voici les moyennes qu’il a obtenues ;

.Ma.vimum

Repos, d^accommodalion..

Rayon de courbure (le la cornée 8 inillim. 8 inillim.

— de la face antérieure du cristallin, lo — 6 —

— de la face postérieure 6 — 5”“,5

Muscles et nerfs de l’accommodation. — Comment la courbure du cristallin se modifie-t-elle? Quel est l’agent de cette modification? C’est le muscle ciliaire qui détermine l’adaptation de l’œil à la vision des objets rapprochés.

Ce muscle, développé dans la partie antérieure de la choroïde et annexé à des prolongements érectiles (procès ciliaii'es), se compose de fibres longitudinales et de fibres circulaires. Les premières (muscle de Brücke), qui forment un plan superficiel et externe, paraissent avoir leur point d’insertion fixe à l’union de la sclérotique et de la cornée (au niveau du canal de

pu la retrouver ; il en avait conclu que les deux surfaces cornéennes sont à peu près partout parallèles. Tsciierning* (1891) a retrouvé cette image sur tous lesyeux qu’il a e.xaminés à ce point de vue.

I. Dans ïapliakie (absence du cristallin) la première image persiste seule.

* Ophtalmologiste contemporain, professeur à l Universilé de Copenhague.

SENS DE LA VUE

SciiLEsiM 1) et, de là, veut -.en arrière sur la face externe et à la base des procès cdiaires. Les autres (muscle de Rowjel) constituent un plan profond, antèro-interne, sorte d’anneau situé au lieu de réunion de l’iris et des procès ciliaires.

La choroïde, dans son ensemble, est tirée en avant lors de la contraction du muscle ciliaire. Celait est établi par les expériences déjà anciennes de ENSE.N et VœLCKERs (sur le chien, le chat, le singe) : si l’on excite les nerfs ciliaires, après que l’on a préalablement enfoncé des aiguilles fines dans

fio" -0^- Mecanisiïiô de 1 accofiiniodation (Bkaums, d'après Hki.mholtz).

.4, œU accommodé pour la vision des objets rapprochés; — B, œil dans la vision des objets éloignés; — 1, substance propre de la cornée; —2, 3, épithélium antérieur de la cornée; — i, membrane de Demours ; — 5. ligament pectiné ; — 6, canal de Fontana ; — 7. sclérotique; — 8, choroïde; — 9, rétine; — 10, procès ciliaires; — 11, niuscle ciliaire; — 12, ses fibres orbiculaires ; — 13, 1 i-, iris; — 23, cristallin accommodé pour la vue des objets rapprochés (convexité de la face antérieure augmentée); — 24, cristallin accommodé pour la vue des objets éloignés; — 15, ora serrata; — 16, procès ciliaires; — 17, membrane hyaloïde; — 18, zone de Zinn ; — 22, canal godronné, formé par le dédoublement de cette zone (19 et 20).

l'œil, un peu en arrière de Vora serrata, on voit que l’extrémité libre de ces aiguilles se porte en arrière; c’est donc que la choroïde a été tirée en avant. — D’autre part, on a pu constater que la choroïde se porte effectivement en avant, à chaque contraction des muscles ciliaires, en l’observant par une fenêtre taillée à la périphérie de la cornée et de la sclérotique.

Il s’agit de savoir comment ce mouvement amène l'augmentation de courbure de la lace antérieure du cristallin.

On a admis longtemps que les fibres longitudinales du muscle ciliaire, en se contractant et tirant en avant tout le sac choroïdien, comme il

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