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Sens des attitudes et des mouvements

Sens musculaire,

L expression de sens ou sensations musculaires est à la fois moins c an e et moins compréhensive que celle de sem des aUitudes ; mais, plus ancienne, plus simple peut-être, elle est restée plus employée. O na dailleursjamaisentendudire par là que toutes les sensations qui accompagnent 1 activité fonctionnelle des appareils moteurs sont fournies par des éléments sensoriels spécifiques situés uniquement dans les muscles. On sait très bien, au contraire, qu'on désigne ainsi un comple.ve d impressions qui ne sont nullement toutes d’origine musculaire, un complexe, comme la dit SiiEanixcros, d’aclLs sensitives qui ont leur point de départ dans les appareils moteurs

c esl-a-dire dans les muscles et dans les organes accessoires du mouvement. .

1° Analyse de la notion de sens musculaire.

A quels faits correspond cette notion ?

(.es faits peuvent être groupés sous trois grands chefs •

1. Nous avons le sentiment de la position de nos membres dans 1 espace. Meme les yeux fermés et dans l’immobilité complète nous nous rendons compte de la position occupée par tel de nos membres ou par notre corps. C'est là ce que Pieiuie Bogsmi, a ap“eravee raison la notion des attitudes segmentaires.

^ 2. xNous avons la sensation des mouvements passifs imprimés soit a un ou plusieurs de nos membres, soit au corps entier, même nuand les yeu.v sont fermés. Cette notion est distincte de la précédent" VOICI des preuves de celte distinction : i le ,

On faradise un doigt as.sez fortement pour que le sujet perde la sensation de la posdion du doigt; néanmoins celle des mouvements commanT„“és persiste. D autre part, on a assez souvent observé des malades (tabétiques hémiplégiques qui, les yeux fermés, prennent conscience des n ouvenmnis communiqués a leurs membres pour les amener dans une posUion détêl

FONCTIONS SENSORIELLES

minée, mais n’ont pas la perception de cette position même (perte de la perception des positions avec conservation de la perception des mouvements passifs).,

3. Nous avons la sensation des mouvements produits par la contraction des muscles volontaires' ctcelle des résistances que ces mouvements peuvent rencontrer (sensation d’efîort). Par là nous pouvons, lors de l’exécution d’un mouvement, régler à chaciue instant les contractions à effectuer. C’est encore une sensation qu’il faut séparer des précédentes.

11 suffît pour cela de remarquer qu’il est des malades qui ont perdu la perception des mouvements actifs et conservé celle des positions et celle des mouvements passifs.

D’où proviennent ces diverses sensations ?

A. Impressions statiques. Les sensations d’attitude. —

La notion de position des membres serait due aux mêmes sensations que celles auxquelles nous devons la perception des mouvements. « Un mouvement n’est pas autre chose, en effet, dit le psychologue français B. Bourdon*, qu’un changement de position. » De fait, dans l’immobilité, et au fur et à mesure que celle-ci se prolonge, le sentiment de la position va s’alfaiblissant. En quoi consistent ces sensations de mouvement ? On va voir qu’elles sont réductibles à un complexe de sensations cutanées, articulaires et enfin musculaires proprement dites. 11 n’y aurait donc point de sensations spécifiques de position des membres. Rappelons cependant une remarque déjà faite tout à l'heure, à savoir que l’on a observé des malades qui ont perdu la notion des attitudes tout en conservant la perception des mouvements. Si la première dépendait entièrement de la seconde, pareille dissociation ne serait pas possible. C’est qu’il y a autre chose dans la perception des positions que la perception des déplacements de la peau et des articulations et des mouvements musculaires qui ont dû se produire pour amener tel segment corporel dans une attitude donnée et qui persistent plus ou moins affaiblis pour l’y maintenir. Cette autre chose, c’est la notion de localisation.

Avec Ed. CL.\PAnÈDE3, supposons la statue de Condillac ou un enfant nouveau-né dont la conscience s’éveille et supposons le bras replié à angle droit.

1. C’esl Charles Bell* qui semble avoir constnté le premier (i8-33) que nous avons conscience de l’activité de nos muscles lorsqu’il se produit un mouvement.

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