SPHÈRE VISUELLE
première n’en amène pas moins les réactions motrices habituelles. Enfin, alors que la région occipitale a cessé d’étre excitable à la suite d’excitations trop répétées, l’excitation de la région rolandique peut encore provoquer des mouvements de l’œil opposé.
La zone occipitale est donc à la fois sensorielle et motrice. C’est qu’une fonction sensorielle ne peut s’exercer sans mouvements adap-
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paralysie de l'éléùalioji d 'ujt seul oeil.
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Fig. 252. — Schéma du trajet des élévateurs et des abaisseurs des deux yeux
(J. Grasset).
tés des organes moteurs annexés à l’organe récepteur des impressions spéciales. Et l’on voit ici, ce que nous avions déjà constaté dans la zone cutano-musculaire et dans la zone auditive, que la région de l’écorce où aboutissent ces impressions est la môme que celle d’où partent les incitations qui mettent en mouvement l’appareil moteur anne.xe.
11 doit conséquemment y avoir des relations plus ou moins directes entre le centre visuel et les noyaux des nerfs moteurs des muscles oculaires et des paupières. On peut se les représenter avec le schéma de la figure 250 (p. 1023) (relations de l’écorce visuelle avec les noyaux des nerfs iriens et palpébraux) et avec les schémas des ligures 251 et 252 (relations entre l’écorce visuelle et les noyaux des oculo-moteurs). Mais la détermination de ces fibres descendantes à partir de l’écorce occipitale n’a pas encore été faite. La connexion motrice entre celte région corticale et les nerfs oculaires n’en est pas moins physiologiquement certaine. Du reste, quelques observations anatomo-pathologiques montrent que la destruction de l’écorce occipitale est suivie de la dégénérescence secondaire des libres les plus externes du pied du pédoncule cérébral. On a vu (p. 1015)
Glev. — Physiologie. 65
que par là aussi passent les libres descendantes de la sphère auditive.
La transmission des impressions kinésiques.
Les impressions qui servent à l’équilibration sont transmises aux centres par les voies tactiles, auditives et visuelles qui ont été étudiées piécédemment et, en outre, par des voies spéciales, voies delà sensibilité musculaire ou plus brièvement rotes kinesthésiques.
1° Les voies kinesthésiques médullo-hulbo- cérébelleuses
et cérébrales.
Quelles sont ces voies spéciales?
Du protoneurone sensitif (ganglion spinal), les fibres kinesthésiques ai rivent à la moelle par les l’acines postérieures; les unes cheminant dans les cordons postérieurs (faisceaux de Goll et de Burdach), gagnent le corps du neui’one de relais, les noyaux de Goll et de Buidach,puis s enti'e-croisent dans le bulbe, mêlées aux fibres de sensibilité cutanée dont elles suiv'ent ensuite le trajet dans le mésocéphale (pédoncule cérébi-al, capsule interne, etc.) ; les autres, après s être mises en l'apport avec les cellules de la colonne de Clarke du même côté, constituent le faisceau oéi'ébelleux direct, puis vont par le pédoncule céi’ébelleux inférieur au cervelet; elles se terminent dans l’écorce de la partie supérieur’e du vermis supérieur, soit du même côté, soit surtout du côté opposé.
Mais l’écorce du cervelet a des relations avec l’écorce cérébrale par le pédoncule cérébelleux supérieur; les fibres par lesquelles s’établissent ces relations sont interrompues dans le noyau rouge (amas de cellules situées dans la calotte du pédoncule cérébral) ; une partie gagne l’écorce cérébrale par le faisceau rubro-cortical, une autre partie passe par la couche optique, autre neurone de relais, et ne parvient à l’écorce que parle faisceau thalamo-cortical.
La figure 253 représente cet appareil nerveux de l’équilibration avec ses voies multiples et ses connexions compliquées.
Voici les principales preuves que l’on peut donner de cette systématisation..
La section des cordons postérieurs diminue la sensibilité profonde; la marche de l’animal devient chancelante en raison même de l’affaiblissement du sens musculaire. Dans le tabes lésion des cordons postérieurs), cette sensibilité musculaire est profondément altérée; et les troubles de la marche résultant de l’incoordination des mouvements s’observent même chez les tabétiques, chez lesquels on a pu voir la sensibilité cutanée conservée. Chez les malades qui présentent le syndrome de