Le cervelet
Le cervelet se compose
LE CERVELET
et fig. 253, p. 1027) par quelles voies arrivent au cervelet diverses impressions sensibles; ce sont là les voies indirectes ou secondaires de la sensibilité, par opposition aux voies directes ou principales, qui unissent la périphérie à l’écorce cérébrale par la moelle, le bulbe et le mésocéphale, sans passer par le cervelet. Une des plus importantes de ces voies est constituée par la partie du nerl acoustique qui vient des canaux semi-circulaires. Etant donné le rôle de ces canaux dans l'équilibration, le cervelet, auquel sont conduites les impressions nées dans ces organes, doit vraisemblablement être un des centres de l’équilibration. — Des libres efférentes cérébelleuses, les unes, venant des noyaux centraux du cervelet, suivent le pédoncule cérébelleux inférieur dans son segment intenie et vont aux noyaux de Deiters et de Bechterew, puis, par le faisceau cérébelleux descendant, à la substance grise antérieure de la moelle du même côté (voy. fig. 253; voy. aussi le schéma de la fig. 258); les autres, venant également des noyaux centraux du cervelet, suivent le pédoncule cérébelleux supérieur, s’entre-croisent complètement dans la calotte du pédoncule cérébral avec les fibres du côté opposé et gagnent le noyau rouge et la couche optique (voy. p. 1026 et la fig. 253, p. 1027); du noyau rouge part le faisceau rubro-spinal (fig. 253) qui traverse la ligne médiane et descend dans la moelle en se réunissant au faisceau pyramidal croisé. La voie cérébello-médullaire n’est donc pas directe, mais entre le cervelet et la moelle se trouvent interposées les cellules des noyaux rouges et celles des noyaux vestibulaires. Par ceux-ci (noyaux de Deiters et de Bcchterew) (voy. p. 1027) les excitations cérébelleuses peuvent agir sur tous les noyaux moteurs bulbaires et médullaires.
D'après ces connexions, le cervelet apparaît comme un organe à l’écorce grise duquel parviennent toutes les excitations amenées par les libres médullaires efc bulbaires qui se trouvent dans le corps restiforme et par les fibres ponto-cérébelleuses des pédoncules cérébelleux moyens.
« Ces deux pédoncules et les deux corps restiformes sont les véritables voies afférentes du cervelet ou voies nerveuses cérébe^lipètes * . » De l’écorce cérébelleuse partent des fibres qui se terminent dans les olives du cervelet et dans les noyaux du toit. C’est de là que partent les véritables voies efférentes du cervelet, ou voies nerveuses cérébellifuges (Van Gehuchten), qui, toutes, sont croisées. « Ces connexions anatomiques nous montrent donc le cervelet comme un véritable centre nerveux où se réunissent les excitations provenant de toutes les régions du névraxe : excitations de l’écorce cérébrale amenées par les fibres de la voie descendante cortico-ponto-cérébelleuse; excitations du métencéphale2( trijumeau?)
1. Van Gëudchten, Anal, du sysl. nerveux de l’homme, 4* édit., Louvain, iqo5, p. 662.
2. On donne souvent ce nom à la partie moyenne du cerveau postérieur ou rhombencéphale, protubérance et cervelet. Ici mélencéphale signifie protubérance.
par les fibres réüculo-cérébelleuses renfermées dans le pédoncule cérébelleux moyen et par les fibres radiculaires ascendantes du nerf vestibulaire allant se terminer dans le noyau du toit; excitations du myélencéphale et de toute la moelle épinière par les nombreuses fibres qui constituent le corps restiforme. A toutes ces excitations le cervelet peut répondre par des réactions centrifuges, se concentrant dans les noyaux du toit et les olives cérébelleuses, pour s’irradier de la vers toutes tes masses motrices du névraxe, soit par l’intermédiaire du pédoncule cérébelleux supérieur et le faisceau rubro-spinal, soit par l’intermédiaire du faisceau cérébello- bulbaire, le faisceau vestibulo-spinal, le faisceau longitudinal supérieur et peut-être les fibres réticulo-spinales.
« Ces connexions anatomiques expliquent donc parfaitement la haute fonction de coordination de nos mouvements que les expériences physiologiques sont unanimes à. attribuer au cervelet »
Que nous apprennent ces expériences?
1® Effets des excitations du cervelet.
Les excitations électriques du cervelet provoquent des noouvements forcés des yeux, de la tête et même de tout le corps dont il est encore très difficile de donner une explication satisfaisante.
Les expériences d'ablation de l’organe sont beaucoup plus instructives.
2® Effets de Vextirpation du cervelet.
Cette opération ne détermine aucun déficit sensoriel, nulle paralysie des mouvements volontaires et aucun trouble de nature psychique. Ce ne sont la sans doute que des résultats négatifs, mais importants à noter.
Les effets positifs, découverts par Kolaisdo (1809) et surtout par Flourexs (1824, 1842), dans des expériences sur les pigeons et sur beaucoup d’autres animaux, ont été vérifiés par de nombreux expérimentateurs.
Après l’ablation d une grande partie du cervelet, les mouvements coordonnés, comme la marche, le saut, le vol, etc., deviennent désoidonnés. Si l’extirpation est complète, l’animal ne peut même plus les exécuter , placé sur le dos, il ne peut plus se relever ; pour rester dans la station debout, un pigeon, par exemple, doit s’appuyer sur sa queue et sur ses ailes ; la marche est chancelante.
Floürens avait conclu que le cervelet sert à la coordination des mouvements volontaires. Une grave objection à faire à cette inter-