‹ Traité élémentaire de physiologieChapitre 436 sur 510 · André Thomas, loc. cil., p · texte numérisé non relu

André Thomas, loc. cil., p

LE CERVELET

particulière, voilà justement ce qu’il faudrait expliquer et que nous ignorons.

4° Essais de localisations cérébelleuses.

On considère encore très généralement le cervelet comme un organe homogène, n’offrant aucune localisation fonctionnelle, mais dont chaque moitié tient sous sa dépendance tous les muscles de la moitié correspondante du corps. On a cependant essayé, dans ces dernières années, de démontrer par l’expérimentation physiologique que des parties déterminées de l’écorce cérébelleuse régissent des groupes déterminés de muscles ; et, d’autre part, l’anatomie comparée établirait que le développement plus ou moins grand d’un lobe cérébelleux correspond à un développement parallèle d'un groupe de muscles ; ainsi le lobe antérieur serait le centre de coordination de tous les muscles de la tète, larynx compris, le lobule simple celui des muscles du cou, le lobe médian celui des mouvements du membre antérieur et du membre postérieur (centre de coordination médian), mouvements qui auraient en outre un centre de coordination unilatéral.

5" Effets des lésions des pédoncules cérébelleux.

Les lésions des pédoncules cérébelleux déterminent des troubles du mouvement, consistant en des mouvements forcés ou irrésistibles, dont l’interprétation est difficile.

La lésion (piijûre ou section) d’un pédoncule cérébelleux inférieur provoque l'incurvation du corps en arc, du côté lésé.

La lésion d’un pédoncule cérébelleux moyen détermine la rotation du corps autour de son axe longitudinal (roulement sur l'axe], rotation qui se fait du côté sain vers le côté lésé.

La lésion d'un pédoncule cérébelleux supérieur détermine un mouvement de manège qui se fait habituellement du côté de la lésion i ; l’animal décrit irrésistiblement un cercle de rayon plus ou moins grand, il tourne comme en un manège ; il peut même tourner autour de son train postérieur comme point fixe.

La lésion d’un pédoncule cérébral donne lieu au même mouvement de manège.

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