Les couches optiques
En raison de leur situation profonde, ces organes sont difficilement accessibles à l’expérimentation. Aussi leur rôle a-t-il été longtemps discuté. En suivant d’aussi près que possible les faits positifs, qu’en savons- nous exactement?
Nous savons d’abord que ces deux gros ganglions constituent un grand relais anatomique des impressions sensibles (voy. p. 1 007, 101 1 , 1018 et 1020); c’est par l’intermédiaire des thalami que ces excitations parviennent à l’écorce cérébrale.
Les destructions chez les animaux, surtout celles qui ont pu être réalisées sans délabrements dans le cerveau, au moyen de l’électrolyse bipolaire (expériences de J. Sellier et H. Verger, 1898, sur le chien), et les lésions chez l’homme ont été suivies ü anesthésie du côté opposé du corps ; la. destruction du pulvinar (partie postérieure du thalamus) entraîne l’hémianopsie.
Toutes les libres centripètes provenant des centres nerveux inférieurs, libres médullo-thalamiques, bulbo-thalamiques, olivo-thalamiques (fibres du pédoncule cérébelleux supérieur), se terminent donc dans les couches optiques (voy. p. 1005). Celles-ci constituent un volumineux amas cellulaire placé sur le trajet des voies sensitives, avant leur arrivée dans l’écorce cérébrale. Il semblerait par suite que de ces cellules dussent partir des voies centrifuges, de sorte qu’elles représenteraient un centre réflexe sous-cortical important. De fait, on a pensé que les couches optiques jouent un grand rôle dans la régulation d’un nomlire considérable de mouvements