LES COUCHES OPTIQUES
de toutes sortes, et cette opinion paraît pouvoir s’appuyer sur les phénomènes que l’on observe après l'extirpation des hémisphères cérébraux (voy. p. 1078). 11 faut cependant bien remarquer que l’on ne connaît guère les voies centrifuges issues des couches optiques; les lésions diverses de ces centres n’entraînent pas de dégénérescence descendante qui ait été suivie avec certitude jusque dans la moelle.
11 est toute une catégorie de mouvements dont la couche optique a été plus spécialement considérée comme le centre ; ce sont les mouvements involontaires d’expression et aussi les fonctions organiques dont l’exercice accompagne d’oidinaire les émotions.
Après l'ablation des hémisphères cérébraux, l’excitation mécanique ou électrique du thalamus provoque les réactions propres à chaque espèce animale et qui servent à l'expression des émotions, le cri de la grenouille, le roucoulement du pigeon, l’aboiement du chien, etc., et les contractions concomitantes des muscles de la l'ace et des oreilles. Si les couches optiques sont détruites, les cris émotionnels ne se produisent plus ; seules, les excitations douloureuses intenses déterminent de l’agitation et des cris, que les hémisphères d’ailleurs aient été préalablement enlevés ou non.
Ainsi les couches opli(jues apparaissent comme des centres d’innervation réflexe des groupes musculaires qui servent à l’expression des émotions (théorie de Beciiterenv, 1882, 1884-1885, 1887). De son côté, NotiixagelI « résumait dans les termes suivants la doctrine qui se dégageait de ses observations » cliniques et de celles jusqu’alors connues : « Lorsque, dans une lésion en foyer avec hémiplégie et paralysie du facial, la motilité volontaire des muscles de la face est perdue quoique les deux moitiés de la face continuent à prendre également part aux émotions psychiques {rire, pleurer, douleur, etc.), on peut admettre que la couche optique, ainsi que la couronne rayonnante, réalisant ses connexions avec l’écorce cérébrale, sont intactes » Nothnagel est donc arrivé à la même conception que Bechterew du rôle de la couche optique.
L’expression des émotions s’accompagne habituellement de réactions organiques, phénomènes cardio-vasculaires, sécrétoires, mouvements intestinaux, etc., qui ont également leurs centres dans les couches optiques, d’après les expériences de Bechterew et de Bech-
TEREW et Mislavsky.
L'excitation du thalamus provoque en effet, cliez tous les animaux sur lesquels ces expérimentateurs ont opéré, l’accélération de la respiration,