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JüUi FONCTIONS DU SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE
talion au point S, c’est-à-dire en amont de la région qui reçoit l’action de l’anliydride carbonique, provoque une contraction musculaire. La conductibilité du nerf paraît donc conservée, alors que son excitabilité a été supprimée.
L’oxyde de carbone a le même effet.
D’ailleurs, Düchenne (de Boulogne) a autrefois démontré (1849) que, chez l’homme, les nerfs des organes paralysés (dans les cas de paralysie saturnine ou par lésions traumatiques des nerfs) ne sont plus sensibles aux excitations électriques directes, tandis qu’ils transmettent encore les impulsions venues des centres nerveux. Et Schiff a constaté (1858) le
même fait sur des nerfs comprimés : les excitations volontaires et les excitations artificielles appliquées au-dessus du point lésé sont transmises aux muscles, mais, si ces excitations sont appliquées audessous dudit point, on constate que l’excitabilité est très diminuée.
Inversement, la conductibilité peut disparaître avant l’excitabilité. C’est ce qui arrive quand on fait agir sur le nerf de la patte galvanoscopique, disposé comme tout à l’heure (fig. 268), des vapeurs d’alcool ou d’éther.
Enfin, sur un nerf dégénéré et qui se régénère, on peut voir disparaître la conductibilité avant l’excitabilité.
Fig. 268. — Schému de l'eipérience de Guünhagk.nI sur la dissociation de la conductibilité et de l’excitabilité du nerf.
Il semble donc que par l’expérience on puisse dissocier les deux propriétés du nerf. Mais s’ensuit-il que ce soient deux manifestations liées à des causes différentes? Rien jusqu’à présent ne le prouve.
2o Conditions et caractères de la conductibilité.
La condition essentielle de la conductibilité, c’est que le cylindreaxe soit continu et intact.
Si on sectionne un nerf et qu’on mette immédiatement en contact les deux surfaces de section aussi intimement que possible, la transmission des excitations n’est plus possible.
1. \V. A. Grü.^hagen, physiologiste allemand contemporain, ancien professeur à rL'uiversilé de Konigsberg.