LES GANGLIONS SYMPATHIQUES
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irripérieusemenl que l’on a constaté les origines cérébro-spinales des innervations sympathiques.
Nous avons déjà rencontré cette question lorsque nous avons eu, à propos de l’étude de diverses fonctions organiques, à examiner le rôle réflexe de ces ganglions (voy. p. 183, ganglion sous-maxillaire; p. 758, ganglion mésentérique inférieur; p. 896, ganglion ophtalmique) ; mais nous n’avons point discuté ces faits.
Ur, leur signification réelle a été mise en doute; on nie qu’ils constituent de véritables réflexes.
Reprenons l’expérience de Sokownin (voy. p.7o8): le ganglion mésentérique intérieur est séparé de toutes ses connexions avec le système nerveux central, on excite alors le bout central d’un nerf hypogastrique et on observe les faits signalés par le physiologiste russe, c’est-à-dire des contractions de la vessie et du sphincter externe do l’anus ainsi que le
Fig. 271. — fcchéiiia d'uii pscudo-rélle.xe ganglionnaire (ganglion mésentérique inférieur)
(d’après Laxui.kv).
resserrement des vaisseaux de la muqueuse rectale dans sa partie inférieure. Et ces phénomènes dépendent bien du ganglion mésentérique, puisqu’ils ne se produisent plus après action de la nicotine. Mais par la méthode des dégénérations on a constaté (expériences de Langley et Anderso.x sur le chat, 1894) que les fibres centripètes qui participent au phénomène n’ont leur centre trophique ni dans le ganglion sympathique, ni dans un ganglion spinal. Ces fibres seraient donc en réalité des fibres centrifuges et leur excitation ne donne lieu qu’à un pseudo-réflexe (LangleyI.
Quel serait le mécanisme de ce phénomène ? Une excitation nerveuse se propage dans les deux sens (voy. p. lO'Ja). Si donc on excite un filet centrifuge non loin du ganglion, l’excitation se propagera aussi vers ce dernier où elle rencontre quelque collatérale qui la transmet aux fibres motrices issues des cellules ganglionnaires et se rendant à la vessie. Ainsi l’excitation E du bout central d’un nerf hypogastrique (fig.,271) ya au ganglion G et par la collatérale représentée dans le ganglion se porte sur les cellules motrices du nerf symétrique, qui aboutit à la vessie V. ,
La.xgley a étendu cette explication aux autres réflexes ganglionnaires connus.
Mais même si l’on dépossède les ganglions sympathiques de leur
pouvoir réflexe, il semble bien qu’ils manifestent des fonctions telles que celles qui sont reconnues à la moelle. N’est-ce pas ce que montrent les expériences de Goltz et Ewald sur les chiens, dont la plus grande partie de la moelle a été réséquée (voy. p. 1049 ; voy. aussi p. 724)? Des fonctions importantes, contractions cardiaques, régulation vaso-motrice, actes digestifs, reproduction, excrétions, peuvent s’accomplir sans la participation du système nerveux central. A moins que l’on ne suppose, dans les organes qui fonctionnent ainsi, une activité automatique, soustraite à l’influence régulatrice des innervations sympathiques et dépendant seulement, par exemple, d’excitations chimiques.
Une autre preuve de l’autonomie du système sympathique se voit dans l’influence tonique des ganglions sur les propriétés contractiles des muscles lisses.
Telle est l’action tonique des ganglions premier thoracique, cervical supérieur et ophtalmique sur l’iris, déjà signalée (p. 895). La section du sympathique cervical -entre le ganglion cervical supérieur et la moelle détermine un rétrécissement de la pupille; si, trente minutes après environ, on enlève le ganglion, ce rétrécissement s’exagère. La nicotinisation locale du ganglion a le même effet.
Des expériences du même genre ont été faites relativement à l’influence des ganglions sur les muscles lisses des vaisseaux et ont donné des résultats analogues (voy. p. 483).
L’influence des ganglions sûr les actions d’arrêt pourrait encore être invoquée en faveur de la théorie de l’autonomie sympathique {voy. p. 465, 481, 483, et 089-990).