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LES GANGLIONS SYMPATHIQUES

L’anatomie suffit à montrer qu’il existe des relations entre le système sympathique et le système nerveux central. Il faut établir la signification physiologique de ces relations; nous verrons ensuite quelle est celle des ganglions sympathiques.

I. — Rapports généraux entre le système sympathique et la système nerveux central.

Les innervations sympathiques prennent leur source dans la moelle, par l’entremise des rameaux communicants blancs.

Si on coupe un de ceux-ci, son bout périphérique dégénère jusqu’au ganglion sympathique correspondant, mais la dégénérescence ne va pas plus loin. Cette section supprime d’ailleurs l’innervation commandée par le segment du système sympathique correspondant : actions vaso-motrices, •contractions viscérales, etc. D’autre part, si, sur un animal préalablement nicotinisé*, on excite tel ou tel rameau communicant, on n’obtient plus les effets ordinaires de cette excitation ; au contraire, l’excitation des filets efférents du ganglion continue à être eflicace.

Ainsi les libres médullifuges des ï ameaux communicants se terminent dans les ganglions sympathiques ; elles sont pré ganglionnaires ; et des cellules des ganglions partent les fibres constitutives des filets sympathiques proprement dits et que l’on peut dénommer post-ganglionnaires (Langley;; ce sont des filets qui se rendent aux divers organes innervés par le sympathique, muscles lisses (des viscères, des vaisseaux, des poils) et glandes.

Les rameaux communicants reçoivent leurs fibres médullifuges des racines antérieures. Mais ils contiennent aussi des fibres centripètes, venues des ganglions et qui remontent par lesdits rameaux communicants et les racines postérieures ; le centre trophique de ces fibres serait dans le ganglion spinal.

Le système sympathique comprend donc des nerfs centripètes et centrifuges, dont nous étudierons tout à l’heure les fonctions. Le

1. Nous savons que la nicotine paralyse les cellules ganglionnaires ou du «loins met obstacle à la transmission nerveuse d'un neurone à un autre (voy. p. 465 et 886).

schéma ci-dessous de Langley inonlre bien la répartition des libres

Muscle ciliaire.

Sphincter iricn.

Üifatateur irien. Muscle lisse de l'orbite.

Vaisseaux des muqueuses de la tète, V. de l’œil.

M. lisses du tube digestif, de la trachée, des |K)umons, glandes do l’estomac, pancréas, foie, cœur.

Vaisseaux des poumons, des intestins, des viscères abdominaux.

M. lisses de la rate, des uretères, des organes génitaux internes.

Vaisseaux et glandes de la peau, muscles des poils.

M. lisses du côlon descendant, du rectum, de la vessie, des organes génitaux externes.

Vaisseaux des mêmes organes.

Système autonome mésocéphalique.

S. nerveux autonome bulbaire.

S. nerveux sympathique (de la première paire thoracique à la

IV* ou V* lombaire).

S. nerveux autonome sacré (!'• et 111* paires sacrées!.

Fig. ÎTO. — Schéma de l’origine des fibres sympathiques dans le système nerveux central

(d’après Lxnglky*).

centrifuges sympathiques d’après leur origine dans les centres nerveux.

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