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Nerfs sympathiques centrifuges

Ces nerfs sont moteurs de muscles lisses, inhibiteurs et sécréteurs. CiOmme nous avons traité de leurs fonctions en étudiant la physiologie des différents organes, il suffira de rappeler ici ces diverses fonctions.

1* La portion cervicale du sympathique innerve :

Les vaisseaux de la tête (voy. p. 472 et 476) ;

Le muscle dilatateur de la pupille (p. 893) ;

Les m uscles érecteurs des poils de la tête , y compris la face ; ces fibres piloinotrices passent par les racines antérieures des deuxième, troisième, quatrième et cinquième nerfs thoraciques, gagnent la chaîne sympathique et s’engagent dans le sympathique cervical ; l’excitation de ce nerf érige les poils du même côté, sa section empêche à jamais cette érection (expériences sur le chat et sur le singe);

Les glandes salivaires (voy. p. 177 et 180);

- Les glandes sudoripares de la tête et du cou (voy. p. 7/0) ;

Et la glande lacrymale (voy. p. 936).

Toutes ces voies médullifuges, provenant de la partie supérieure de la moelle dorsale, sont interrompues dans le ganglion cervical supérieur. Si, en effet, après avoir imprégné ce ganglion de nicotine ou bien après avoir injecté cette substance à un animal, on excite le sympathique cervical en dessous du ganglion, on ne voit se produire aucun des effets habituels de l’excitation; l’excitation au-dessus du ganglion, c’est-à-dire celle des

libres post-ganglionnaires, reste efficace.

2» Les fibres de la partie thoraco-abdominale du syrapafhique viennent de la moelle dorso-lombaire par les rameaux communicants, depuis le quatrième nerf dorsal jusqu’au cinquième lombaire et se rendent aux ganglions de la chaîne sympathique; les fibres post-ganglionnaires se jettent dans les divers nerfs spinaux par les rameaux communicants gris et avec les branches cutanées de ces nerfs vont aux fibres musculaires des vaisseaux et des poils (les fibres pilo-motrices de la cuisse, de la queue, etc,, sortent de la moelle par les racines du douzième nerf thoracique et par celles des premier, deuxième et troisième nerfs lombaires, descendent

dans la chaîne sympathique lombo-sacrée et cheminent de concert avec les fibres sensibles des nerfs spinaux [voy. fig. 272] jusqu’à la périphérie, où elles se distribuent aux mômes territoires) et aux glandes sudoripares. D’autre part, les fibres sympathiques de la môme provenance médullaire et destinées aux viscères innervent le cœur * (nerfs accélérateurs, voy.

Fig. 27:!. — Schéma des rapports entre l’innervation pilo-motrice et sensitive de la peau

(d'après G. van Ry.abf.rk^).

M, moelle épinière ; — CS, chaîne sympathique ; — rp, ra, racines spinales postérieure et antérieure ; — gsp, ganglion spinal ; — gs, ganglion sympathique ; — ns, nerf spinal ; — dpd, dpv, divisions pi'imaires dorsale (postérieure) et ventrale (antérieure) de ce nerf ; — rc, rameau communicant.

Les lignes pointillées indiquent le trajet des fibres pilo-motrices ; les traits ----- in-

diquent le trajet des filets sensibles cutanés.

p. 457), les muscles lisses du tube digestif (p. 232, 275 et 281), des voies biliaires (p. 255), des organes génitaux (p. 711, 718, 721, 723), de l'uretère (p. 754) et de la vessie (p. 758).

Il est à remarquer que les fibres des grands et petits splanchniques ont leurs relais dans les cellules des ganglions des plexus solaire et mésentérique inférieur et ne présentent point d’autre interruption.

Système autonome. — Sous ce nom beaucoup de physiologistes désignent maintenant des fibres centrifuges de même caractère que les fibres sympathiques, mais qui sont engagées dans des

1. On sait que la moelle cervicale et la partie supérieure de la moelle dorsale fournissent aussi des fibres accélératrices cardiaques (voy. p. 458)-

2. Archiuio di fisioloqia, igoy, IV, p. 349-355. — G. Van Rynbl'rk, physiologiste hollandais contemporain.

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