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LES NERFS SYMPATHIQUES

nerfs crâniens ou rachidiens et qui, par cette voie, se rendent soit à des libres musculaires lisses, soit à des glandes (voy. fig. 270) ; et toutes, comme les précédentes, passent par des ganglions.

Tels sont, dans le tronc du moteur oculaire commun, les filets accommodateurs (voy. p. 885) et pupillo-conslricteurs (voy. p. 891), interrompus dans les cellules du ganglion ophtalmique (voy. p. 886 et 892); tels sont, dans le tronc du trijumeau, du facial ou du glosso-pharyngien, les filets vaso-dilatateurs des muqueuses buccale, nasale et linguale (voy. p. 476) et les filets sécréteurs des glandes de la même région et de la glande sous-maxillaire (voy. p. 176, 178 et 182) ; les uns sont interrompus dans les ganglions sphéno-palatin et otique, véritables ganglions sympathiques , et les autres dans le ganglion sous-maxillaire (voy. p. 183).

Quant au pneumogastrique, que presque toutes ses fonctions rattachent au sympathique (voy. une remarque déjà laite à ce sujet p. 988), nous avons rappelé déjà sa distribution (p. 1105).

Enfin, les fibres qui innervent la dernière portion de l’intestin, la vessie et les organes génitaux externes, viennent des deuxième, troisième et quatrième nerfs sacrés.

1. 11 en est de même du ganglion ophtalmique annexé à la première branche du trijumeau, comme le montrent les expériences rapportées p. 886 et8g2.

CIIAPITRK V

LES FONCTIONS MOTRICES

Nous savons que les êtres vivants ont la propriété de transformer l’imergie chimique des substances j)i'ovenant des matières alimentaires en d’autres modalités de l’énergie et particulièrement en travail mécanique. Nous avons étudié déjà les diverses formes de mouvement que l’on observe chez les animaux (voy. p, 121). Nous avons à étudier maintenant le mouvement contractile (voy. p. 124) grâce auquel s’eflectuent les fonctions proprement motrices qui, commandées parle système nerveux, mettent l’être vivant en relation avec son milieu et avec les autres êtres et lui donnent la possibilité d’agir de façons très variées et sur celui-là et sur ceux-ci (voy. p. 80o).

Les muscles sont les agents des mouvements. Avant d’exposer les principaux faits de la mécanique animale, nous devons donc déterminer le mode de fonctionnement du tissu musculaire, quelle que soit sa structure, lisse ou striée.

On distingue en effet le tissu musculaire à fibres striées du tissu à fibres lisses, le premier se contractant sous l'influence do la volonté (muscles de la vie animale), le second étant soustrait à l’influence de la volonté (muscles de la vie organique).

Cette expression de Bichat, muscles de la vie organique, n’est d’ailleurs pas exacte, du point de vue de l’anatomie et de la physiologie comparées. Chez les Mollusques, les muscles de la vie animale sont lisses comme ceux de la vie organique. Chez les Articulés, au contraire, ces derniers sont striés comme ceux de la vie animale; chez les Arthropodes. l'Écrevisse par exemple, l'enveloppe contractile du tube digestif est aussi nettement striée que les muscles des patfes. Chez quelques Poissons, il en est de môme; ainsi l’intestin de la Tanche commune est revêtu de faisceaux musculaires striés à contraction brusque. « 11 suffît, dit Ranvier, d’exciter cet intestin à l’une de ses extrémités pour le voir se contracter brusquement d'une pièce, comme le ferait le biceps ou tout autre muscle à fibres striées sous l’influence de la môme excitation!. » Quoi qu’il en soit, la distinction de Bichat reste applicable aux .Mammifères.

Nous étudierons d’abord le muscle strié, dont les propriétés ont été soumises à une analyse approfondie; l’étude du muscle lisse sera ensuite facilitée par les notions acquises sur les muscles striés.

1. L. Ra.nvier, Leçons d anatomie générale sur le système musculaire, Paris, i8So,

PHYSIOLOGIE DU TISSU MUSCULAIRE STRIÉ

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