I. — FORMATION ET DÉVELOPPEMENT DE LA MATIÈRE ALBUMINOÏDE
C’est une question capitale. La connaissance des matières albuminoïdes des protoplasmas en voie de développement et de leur formation serait à coup sûr du plus haut intérêt. De là est venue l’idée de rechercher la nature et les réactions des substances protéiques, non plus dans les organes qui ont achevé leur évolution embryonnaire, mais dans les organes en développement et, parmi ces dernier-s, dans ceux dont la vie est la plus active. On aura chance peut-être de trouver là les matériaux avec lesquels se construit l’édifice chimique des protoplasmas. C’est dans cette direction que A. Kossel
1. C'estce qu’a fléjà soutenu \V. Preyer, dans son livre, Physiologie spéciale de l'embryon (Irad. fr. par Wiet, Paris, 1887) : « La connaissance de la chimie biologique et de la physiologie de l’embryon, dit-il (p. 1-2), est nécessaire pour la compréhension des fonctions de l’homme et des animaux après leur naissance.
< De même qu’on ae comprend l’organe, le tissu et la cellule que quand on en a étudié la genèse,, de môme ou ne peut comprendre la fonction que grâce à l’étuda de ses phases. »
Gley. — Physiologie.
NOTIONS DE PHYSIOGÉNIE
s’est mis depuis longtemps déjà à travailler; il s’est attaqué aux laitances de saumon, de hareng, d’esturgeon, etc., et il en a retiré les protamines (voy. p. 33), albuminoïdes élémentaires qui, en s’agrégeant à des molécules d’autres protéides, peuvent engendrer des albuminoïdes plus complexes.