‹ Traité élémentaire de physiologieChapitre 503 sur 510 · ET MOTRICES · texte numérisé non relu

ET MOTRICES

11 suffira de rappeler ici que, chez les animaux supérieurs et plus nettement encore dans l’espèce humaine, le développement des fonctions nerveuses, de la sensibilité en particulier et des réaclions cérébrales et même, quoique à un moindre degré, des réactions médullaires, est graduel ; les médecins et les psychologues ont s))écialement étudié l’évolution des fonctions sensorielles et des coordinations motrices 2.

1. On a Irouvé (recherches de L. Camus, 1902) que de la muqueuse duoricnaie. des fœtus de coha3'e on peut extraire de la sécrétine-

2. Consulter, outre l'ouvrage déjà cilé(p. ii85) de W. Pueyer, un autre ouvra"o du même auteur; L'âme de l'cnfanl, Irad. d'après la 2* édit, allemande par H. dk Varigny, t'.iris, 1SS7.

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NOTIONS DE PHYSIOGÉNIE

Les centres nerveux d’ailleurs, riiez les nouveau-nés des animaux qui naissent les yeux fermés, ne manifestent pas leurs fonctions (voy. p. 1031). C’est sans doute aussi à cause de ce retard dans le développement du système nerveux central que Tanesthésie chloroformique est plus difficile à obtenir chez le fœtus. Cette résistance au chlorofor-me a tient relativement peu de lécithine ; on a montré en effet que l’action du chloroforme dépend de la combinaison de ce corps avec les substances grasses des masses nerveuses.

On pourrait montrer aussi ici que l’apparition des divers mécanismes

Fig. 305. — Secousse musculaire du chien nouveau-né (E. .Mkyeb, 1894) «. Contraction du gastroenémien par e.tcitation du sciatique, comparée à la contraction du même muscle chez l’animal adulte.

M, muscle; — E, excitation par un choc d'induction de rupture; — VD, inscription des vibrations d’un diapason à 100 VD.

nerveux qui président aux mouvements synergiques est plus ou moins tardive. Tous les actes coordinateurs sont acquis assez lentement par l’enfant, à partir de la naissance N’est-ce pas là encore une preuve de l’étroite dépendance, que nous avons déjà fait remarquer (p. 1124), des mécanismes moteurs vis-à-vis du système nerveux? C’est que les centres nerveux, spinaux, cérébelleux et cérébraux, se développent progressivement. I) faudrait pouvoir distinguer les différentes raisons chimiques, anatomiques et physiologiques des inégalités de ce développement; sans doute l’étude de la myélinisation successive des différentes parties du système ner^ veux central (théorie de Flechsig, voy. p. 1069) nous a montré pourquoi

même année (Arch. italiennes de Biol., XXI, p. 4.3-53, i8q4) a publié des tracés analogues à ceux de E. Meyer, recueillis sur le nouveau-'né Duniain.

2. Consulter O. Foehster. Die Phf/.siol. and Pnlhol. der Coordination, léna, igo:^

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