DÉVELOPPEMENT DES FONCTIONS NERVEUSES
glycogène. Aussi cet organe fonnc-l-il peu de glycose. S’il n’y a que peu de sucre formé dans le foie, il doit en passer peu dans le sang. C’est ce que l’on a constaté.
On a trouvé chez des entants nouveau-nés, âgés de un à sept jour.s, que la quantité d’ammoniaque augmente progressivement dans les urines, du premier au troisième jour; elle diminue alors et, le sixième jour, la teneur est redevenue la même que le premier jour.
Que Ion rapproche de ce fait ceux que nous connaissons déjà, faible teneur du loie fœtal en glycogène, faible teneur du sang fœtal en glycose, faible pouvoir amylolytiquc du foie, faible proportion de fibrinogène dans le sang fœtal (nous savons les raisons qu’il y a de considérer le foie comme l’organe formateur du fibrinogène [voy. p. 333]) ; n’est-on pas amené à conclure que beaucoup des fonctions hépatiques s’accomplissent encore imparfaitement chez le fœtus et même chez le nouveau-né ?
Exception doit être faite pour la sécrétion biliaire qui paraît exister longtemps avant la naissance, comme le prouve la teinte foncée du méconium. A partir du cin(iuième ou sixième mois, la vésicule biliaire, chez le fœtus humain, contient de la bile.
Nous avons parlé pages 136 et 328-32!) de la réserve de fer qui se constitue dans le foie, durant la vie intra-utérine.
ijo Les fonctions sécrétoires du fœtus ont été peu étudiées, sauf celles du foie, que nous venons de passer rapidement en revue, et celle des reins.
La question de la sécrétion rénale, chez le fœtus, se ramène essentiellement à celle de la formation du liquide amniotique. Ce liquide contient les éléments de 1 ui inc. D’autre part, on a trouvé maintes fois, à la fin de la gestation, de l’urine en plus ou moins grande quantité dans la vessie de fœtus humains ou autres; la plupart du temps, il est vrai, celte quantité est petite, ce qui s’explique par la faible activité rénale.
L’intestin i manifeste aussi sa fonction sécrétoire dès la vie intra-utérine, la formation du méconium (voy. p. 276 et 279) en est la preuve.
6“ Nous avons montré (p. 78i) ce qui ditférencie, au point de vue de la thermogenèse, le nouveau-né et a fortiori \c. fœtus, de l’animal développé.