RÈGLE DE TORRICELLI
ne saurait servir dans le cas des liquides qui peuvent avoir une action plus ou moins délétère. Voici, par exemple, le mode d’amor
cernent employé dans le transvasement de l’acide sulfurique :
La longue Lranclie du siphon (fig.178) estpréalablcment remplie d’acide sulfurique; on se sert pour cela de deux robinets à entonnoir placés à la courbure de l’appareil. L’un d’eux sert à l’introduction du liquide et l’autre à la sortie de l’air. On ferme alors les deux robinets supérieurs et on laisse écouler le liquide en ouvrant le
robinet inférieur. L’air qui oc- Fig. 177. — Ainorccnicnt ciii siphon. , ... , ,
cupc la petite branche ploniçcant dans l’acide se raréfie, l’acide monte, et, s’il arrive à dépasser la courbure, il y aura amorcemeni, car à chaque portion de liquide
qui .sorlira de l’appareil , correspondra une portion venant de la petite branche à la longue branche.
Il ne suffit pas , pour ([lie le siphon à acide sulfurique fonctionne, que la hauteur verticale de la longue branche soit plus grande que celle de la pe-
. tite, il faut encore quelle
sulfurique.
dépasse une certaine limite qui dépend elle-même des dimensions particulières des instruments. Pour calculer cette limite, il faut remarquer qu’è mesure, que l’écoulement a lieu, la hauteur du liquide diminue dans la longue branche et augmente dans la petite; si elles •parvenaient è l’égalité, il y aurait équilibre. On voit donc (|u’en supposant que
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