‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 99 sur 385 · SIPHON · texte numérisé non relu

SIPHON

par une colonne de liquide h' — h-, la vitesse d’écoulement est donc égale €'i — /i), abstraction faite du frottement.

Nous avons supposé dans le raisonnement précédent que la pression e.vtérieure H est la môme en G et en F; cela est évidemment légitime quand cette pression est celle de l’air extérieur. Si on suppose que le milieu ambiant ait une densité telle que l’on ne puisse négliger la variation de la pression du niveau AB au niveau KF, l’expression de la vitesse doit être modiflée. Soit d la densité du liquide à transvaser, d' celle du milieu ambiant; l’excès de pression de gauche à droite est représenté par le poids d'une colonne liquide de densité d et de hauteur h' — h, moins le poids d’une colonne de môme hauteur de densité d', c’est-à-dire par l’expression (à — à) d — (k‘—h)d' = (h'—h)(d—d).

Or la hauteur m du liquide à transvaser qui produirait la môme pression serait donnée par la relation md — {h' — h) {d — d').

La vitesse d’écoulement sera donc

Dans le cas, fictif d’ailleui’s, où d‘ serait plus grand que d. la pression de gauche à droite serait négative, c’est-à-dire que c’est de droite à gauche que se produirait l’excès de pression. L’écoulement aurait donc lieu de droite à gauche et avec une vitesse donnée par la formule précédente dans laquelle on changerait d — d' en d' — d.

172. Amorcement du siphon. — Pour que le siphon fonctionne, il faut qu’il soit préalablement amorcé. Cet amorcement se fait de diverses façons. Quand le liqnide peut pénétrer sans danger dans la bouche, on agit par aspiration (fig. 177) en se servant d’un tube latéral soudé à la longue branche. Lorsque le liquide appelé par l’aspiration a dépassé la courbure du siphon, celui-ci est amorcé.

Mais ce procédé, très-emiiloyé dans l’économie domestique.

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