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Chauffage par circulation d’eau chaude

— Le chauffage à l’eau chaude est une simple application de l’expérience précédente. La figure 215 représente une des dispositions d’appareil les plus usitées; c’est le système dit A basse pression , parce que la température ne dépasse jamais 100°. La chaudière G, chauffée par un foyer dont les produits .s’échappent dans la cheminée AB,

Fig. 215. — Chauffage à l’eau chaude.

DILATATION DES LIQUIDES

coiniminique avec la partie sii|)érieure de l’édifice par un tube qui vient se rendre dans le réservoir D. Le liquide se rend de ce réservoir à un second réservoir E pljcé à l'étage inférieur de celui-ci, à un troisième F, et ainsi de suite. Fiualeinent le dernier communique avec la partie inférieure de la chaudière. L’ensemble de la chaudière, des luîtes, des réservoirs, est com|)létcmeut rempli d’eau, A l’e.vception d’un petit espace ménagé A la partie supérieure, afin de laisser une libre actioH A la dilatation du liquide. Le courant ascendant .s’établit dans le tube de gauche, et, pour une température déterminée du générateur, la circulation d'eau chaude prend un caractère remarquable de régularité.

216. Courants marins. — I-a convection de la chaleur joue un rôle, sinon de premier ordre, du moins fort impoiianl, dans la production des courants marins. La mer est, en elTet, une masse immense de liquide dont les dilTérents points sont A des températures dilTérentes. Il s’ensuit que l’équilibre e.st impossible et que les diverses parties doivent être dans un mouvement continuel les unes par rapport au.v autres. Les eaux des mers polaires cl les eaux des mci's équatoriales étant en pleine communication les unes avec les autres, le niveau de ces dernières doit être constamment plus élevé A cause de l’excès de leur température. Il résulte de cette circonstance une sorte de déversement continuel de liquide A l’équateur, et par suite un immense courant d’eau chaude allant vers les pôles. Mais évidemment A ce courant corre.spond un courant inférieur d’eau froide (pii vient se réchaulTer A l’équateur pour se déverser ensuite A la partie supérieure, et ainsi de suite. C’est IA un des traits fondamentaux du célèbre courant connu sous le nom de Giilf sircam. Ce courant d'eau chaude forme comme une immense rivière au milieu de la mer, dilTérant du milieu dans leipiel elle coule et par la température de ses eaux, et par leur salure, et par leur couleur, il a pour origine le golfe du Mexi<iue, d'où il sort par le détroit de Bahama, marche vers le nordest et SC divise en deux branches, dont l’une vient adoucir la température des côtes de l’Irlande et de la .Norwége. Quant à l’autre, elle s’infléchit graduellement, finit par redescendre l’Atlantique du nord au sud et vient se perdre dans la région éipiatorialc.

COCHANTS MARINS.

« Le Giilf-si7-e<im est une rivière au milieu de l’Oci-an, ilont le niveau ne change ni dans les plus fortes séclieresses ni dans les plus fortes pluies. Il est limité par des eau.t froides, taudis que son courant est chaud. Il prend .sa source dans le golfe du .Me.vi(jue el se jette dans l’océan Arctique. Il n'e.xiste pas sur la terre de cours d’eau plus majestueux; sa vitesse est ])lu.s grande (pie celle du Mississipi ou des Amazones, et son déhit mille fois plus considérable. Ses eaux, depuis le golfe ju.squ’aux ciMes de la Caroline, sont d’une couleur d'indigo foncé, et la ligne de séparation avec les eaux de l’Océan est parfaitement appréciable aux yeux. Souvent on peut voir un navire dont une moitié se trouve immergée dans les eaux du Gulf-stream, tandis que l’autre flotte dans les eaux de l’Océan, tant la ligne de séparation est nette et distincte. » (.tUeiiv, Gêogra\ihic physique de la mer.)

La convection de la chaleur dans les eaux de l’Océan intervient sans doute dans la formation des courants, mais non pas d’une façon prédominante; c’est suiTout à l’action des vents, qui sont d’ailleurs eux-mêmes le produit de la convection de la chaleur dans l’almosphêre, que sont subordonnés ces phénomènes si complexes; nous reviendrons plus loin sur ce sujet.

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