II — A
La même expérience faite sur l’air donnerait pour le poids du même volume de ce gaz dans les mêmes conditions
La densité du gaz soumis à l’expérience est donc
H — A If — A’ ~~p' ’ Il - A ’
DILATATION DES GAZ
222. Poids du litre d’air. — Les expériences précédentes donnenl le poids de l’air sec qui, à 0” et à 760 inilliniélres de pression, remplit un ballon donné. Pour avoir le poids du litre d’air, il sufût donc de connaître le poids de l’eau qui remplit te même ballon à une température connue. Soit m la différence de poids obtenue dans la pesée du ballon plein d’eau et du ballon plein d'air sec, le poids de l’eau contenue dans le ballon sera évidemment m plus le poids de l’air sec qui est connu préalablement, et que nous désignerons par fl. Soit x le volume du ImIIoii, e la dilatation do l’eau depuis /i» jusqu’à la température à laquelle la pesée a été faite; on aura la relation
qui donne le volume du ballon à une température connue, d’où on déduira le volume à 0".
Des soins minutieux sont nécessaires pour remplir le ballon d’eau certainement purgée d’air d'une part, et pour être bien sûr également de la température que possède le volume considérable sur lequel on opère. La première condition est surtout difficile à remplir; pour y arriver, M. Itegnault expulsait d’abord l'air du ballon en y introduisant une petite quantité d’eau et en faisant ensuite te vide dont l’action était favorisée par une légère élévation de température; d’autre part, de l’eau privée d’air par l’ébullition était poussée par la force él.astique de la vapeur dans un tube qui aboutissait au robinet du ballon vide; de cette façon elle ne subissait nulle part le contact de l’air. Ces difficultés d’e.xécution ont été surmontées par M. Itegnault avec son habileté ordinaire et finalement il est arrivé au résultat suivant ;
A Paris (au Collège de France), à iallitudc de (io milres au-dessus du niveau de la mer, un litre d’air sec à la température de 0° et à la pression de 700 millimitres pèse 1^,3932. Une pression de 760 millimètres de mercure n’a pas effectivement la même valeur dans les différents lieux du globe par suite des variations de l’intensité de la pesanteur, d’où il suit que le poids du litre d'air défini par tes conditions précédentes varie lui-même proportionnellement à la valeur de g. On trouve aisément, d’après cette considération, que : « la lati-