‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 123 sur 385 · Tirage des cheminées. — La · texte numérisé non relu

Tirage des cheminées. — La

dilatation de l’air, et.

par suite, son changcnienl de densité, produit le inouveinenl de ce fluide dans les cheminées, c’est-à-dire ce qu’on appelle le tii'age. En elTet, on peut considérer la colonne d’air contenue dans la cheminée, et une colonne extérieure de même longueur, comme formant un système de vases communiquant par la partie inférieure, c’est-à-dire par la cheminée elle-même. Audessus des deux colonnes les pressions ont la même valeur, mais la température du tuyau de la cheminée étant moyennement plus grande (|ue la température extérieure, il s’ensuit que la colonne extérieure a, relativement à la colonne intérieure, un excédant de poids en vertu duquel l’air froid se précipite conlinuelleinent dans l’intérieur de la cheminée. La vitesse avec laquelle ce mouvement a lieu est évidemment d’autant plus grande que la hauteur de la cheminée est elle-même plus considérable. On

DILATATION DES GAZ

démontre que théoriquement cette vitesse est donnée par la formule

e= 1/ iga («' — /) II,

dans laquelle g est l’intensité de la pesanteur, a le coefficient de dilatation de l’air, h la hauteur de la cheminée, t la température extérieure et /' la température moyenne de l’air contenu dans le tuyau de la cheminée. Ces simples explications suffisent pour se rendre compte des causes qui tendent à produire ou à empêcher un bon tirage.

Ainsi, l’une des causes les plus fréquenles d’un mauvais tirage est une ouverture trop grande dans la chambre et surtout trop élevée au-dessus du foyer. Il est clair que par cette ouverture béante, de l'air qui ne passe pas par le foyer, qui, par cons(kiuent, ne s’échaulTe pas, est admis dans le tuyau et abaisse la température moyenne de la colonne ascendante. Il est clair aussi qu’une section trop grande du tuyau produirait le même effet. Dans les anciennes cheminées ces deux défauts étaient trés-sensibles.

Fig. 220. — (!hcmtn<^e de numford.

Itumford a le premier cherché A en améliorer rationnellement les conditions. Il a, comme le montre la figure, réduit notablement l’ouverture et la profondeur du foyer. En outre, des plaques polies et inclinées dirigent, d’une part, l’air sur le foyer, et de l'autre produisent une diffusion de la chaleur dans l’intérieur de la chambre.

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