‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 129 sur 385 · IÎ · texte numérisé non relu

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FUSION ET SOLIDIFICATION

(le glace. De même la neige qui tombe .sur le sommet des moiitagues élevées, s’accumulaul et se pressaiil, donne naissance .i un glacier, formé de glace d’une Iransparence et d’une homogénéité parfaites. M. Tyndall a pu, en écrasant une masse de glace d’un coup de balancier, produire une médaille continue parfaitement transparente et reproduisant tous les détails de la surface des coins.

L'c.xplication de ces faits est fort simple. Au contact des fragments déglacé et sous l’inlluencc de la |)ressiou ijui les rapproche, se produit une pellicule liquide. Mais celle-ci une fois formée se répand entre les fragments, oi’i elle ne saurait éprouver partout la pression agissante que les solides ne transmettent que dans des directions déterminées. Délivrée pour ainsi dire de cette pression, la pellicule se regèle.

.M. Tyndall a donné au.v e.vpériences de rcgélation une forme intéressante sous laquelle on les e.vécule ordinairement dans les cours de physique. On emploie des moules en huis (fig. 231) que

Fig. 23t. — Moulage de la glace.

l'on remplit de petits fragments de glace. En soumettant les moules une forte prc.ssion, on en relire une masse continue et transparente ayant la forme rlu moule lui-même. En variant la forme de adui-ci, on peut obtenir des sphères, des lentilles, des coupes, etc.

239. Plasticité de la glace. — Le regel est une propriété particulière é la glace; les recherches qu’on a faites pour voir si elle se rencontre dans les corps qui, comme le bismuth et la fonte, se dilatent en se congelant, n'ont abouti qu’à des résultats négatifs.

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