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CHAPITRE XXVI

ÈnULLITION.

254. Ébullition. — Lorsqu'un liquide, ronleiui diins un vase ouvert, est soumis à l’uclion d’une leinpéralure crois.sante, il se transforme graduellenieni en vapeur, (|ui se dissipe dans l’air ain-

liiant. Cette évaporation n’a lieu d'alioid qu'à la suiTace, mais il arrive un moment où des bulles de vapeur se forment dans les dilTérents points du li(|uidc, elles s’élèvent jusqu’à sa partie supérieure et impriment à toute la masse un mouvement plus ou moins tumultueux, accompagné d'un bruit caractéristique :

c’est ce que l'on appelle ébullition.

Si l’on suit la marche progressive (lu pbénomène dans un vase de verre conlenant de l’eau, par exemple, on voit à un certain moment se dégager des bulles très-fines de gaz : ce sont des bulles d’air dissous. Lu peu plus tard il se forme vers le fond , et en différeuts points des parois qui subissent directement l’action du foyer, des bulles plus grosses de vapeur (|ui s’élèvent en diminuant de volume et disparaissent avant d'avoir atteint la surface. H se produit en ce moment un bruit particulier, pronostic de l’ébullition prochaine ; on dit <pie le liquide ctuinlc. Ce

Fig — lUmllilioi).

LOIS DK L’fMU LLITION.

pliéiioinôiie est cli\ é ce (jiie les premières bulles de vapeur Ibriiiées nmcontreiit, dans leur ascension, des couches plus froides où elles se condensent; l’eau envahit hrnsfpieinenl la place qu'elles occupent, en produisant une trépidation, une vibration toute spéciale qui donne lieu au phénomène sonore. Kntin les bulles deviennent plus nombreuses, elles grossissent au fur el à mesure qu’elles s’i;lèvenl et viennent crever à la surface qu’elles soulèvent successivement; l’ébullition est alors en pleine activité.

255. Lois de l'ébullition. — 1° A la pression ordinaire, l’cbuUilion se fait à une température constante et déterminée pour chaque liquide.

Cette loi est analogue ù celle de la fusion (i22.5). Il en ri'sulle (|ue la température de l’ébullition est un coeflicient spécifique propre à cha<iue li<piide, et servant à définir sa nature.

^ons donnons ici le tableau de qnehpies températures d’ébullition.

■f,\«LK,\r

tni POINT d’ébüi.litios de odeloues uoiiides sous i.v pression de 760™'".

.Vide sulfureux — tO"

fclher rlilorhydrique . . . -f- tl"

Kdier ordiiiiiire S7"

Alcool 70"

Kau distillé!* lOO*

Es.sence de lérébenlliine. . -(-130"

PlioS|itiore 200"

Acide suiruri(|ue conccilré 323"

Mercure .333"

Soufre 4i0«

2“ Pendant que le liquide bout, la température reste constante.

Si dans le ballon de la figure 2/|5 on intioduit un thermomètre, on verra la tenqunature s’élever graduellement pendant les diverses phases qui précèdent l’ébullition; mais dès (pie celle-ci .sera en pleine activité, on n’ob.servera plus aucune variation. Cette observation conduit à la même conclusion que celle du froid produit par l’évaporation.

Puisque, malgré l’action continue du foyer, la température demeure constante, c’est que toute la chaleur produite est employée à effectuer le travail nécessaire pour la transformation du liquide en vapeur. On voit d’ailleui-s, d’après cette circonstance, (|u’à la

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