Appareil Carré. — L’appareil conslruil, il
y a quelques aimées, par Al. Carré, pour la fabrication de la glace, est aussi une application du froid produit par l’évaporation. Il se compose (fig. 243 cl 244) de deux parties, une chaudière et un congélateur. La chaudière est en fer forgé et renferme, dans son intérieur, une série de plateaux superposés percés à leurs centres et à rebonis, déversant leur trop plein les uns sur les autres ; cette disposition a pour objet d’augmcfiter la surface de, chaulTc. La chaudière est remplie aux liois (|uarts d’une dissolution ammoniacale salurée, qui, comme on sait, renferme G à 700 fois son volume de gaz. Le congélateur a une forme annulaire, et il reçoit, dans l’espace vide central, un vase contenant l’eau .4 congeler. 11 renferme entre ses parois une série de petits godets, qui ont également pour objet de multiplier les contacts du liquide avec les parties mélalliques.
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Dntis la première pliase de rex|)èrience. qui est représenlée sur notre figure, la cliaudière est placée sur un fourneau ju.squ’à ce que la température ait atteint 130", et le congélateur est entouré d'eau froide, fie gaz ammoniac se dégage, se rend dans le ré-
Appareil Carn'. Pif!. 2U.
frigérant par la .soupape s' qui .s'ouvre de bas en haut, et vient se condenser sur les divers godets dont nous avons parlé. Cette première partie de l’opération, pour les petits appareils destinés à l’économie domestique, dure environ trois quarts d'beure. Dans la seconde phase, on place dans l’espace central le vase cylindrique contenant l’eau à congeler; on entoure le réfrigérant d’une enveloppe en feutre très-peu conductrice de la chaleur, et on place la chaudière dans l’eau. Celle-ci, gr.lce au refroidissement, devient apte de nouveau à dissoudre le gaz ([ui revient dans la chaudière eu ouvrant la soupape s du tube contourné appelé siphon; l’évaporation qui se produit alors dans le congélateur est extrêmement active, l’abaissement de température e.st très-considérable, et l’eau se congèle.
Pour pouvoir retirer le cylindre, il faut avoir la précaution d’in- Iroduiredans l’esiiace qui le reçoit une petite quantité d’un liquide qui ne puisse se congeler, tel que l’alcool ou une dissolution de chlorure de calcium, sans cela la vapeur se précipiterait et se congèlerait entre sa surface extérieure et les parois du réfrigérant, et il en résulterait une adhéreifte très-difficile A surmonter.
fie froid produit dans l’appareil Carré est extrêmement intense.
CIIALEL'U PHOnUlïI-: DANS LA CONDENSATION. :tîH
et on nVn iitilisp, on pciil diro, qu'une tri’-s-pelile parlie, ;i cnnse de In lrf‘s-faible condnclil)ilit(! de l'eau. Le.s np])areils indiislricls .A production continue ne présenleni pas. au moins au même de^ré, ret inconvénient.
253. Chaleur produite dans la condensation. — De même que l’évaporation consomme de la clialeur, le retour de la vapeur ;'t l’état liquide doit on reproduire une quanlilé exactement é;;ate.
Il y a, en efl'et, un travail |)rodiiit par les forces extérieures et par les forces moléculaires, qui est l’équivalent exact de celui qui avait élé produit par la chaleur au moment de l’évaporalion. C’est sur celte révivitication de la chaleur d'évaporation, au moment où la vapeur se condense, qu’est fondé le chauffage à la vapeur si généralement usité dans les usines. C’est aussi le principe de la mesure de la chaleur de vaporisftiion, et c’est ainsi que M. •Hegnault a niontr(\ ainsi que nous le verrons plus loin, que cette chaleur à lOO" est égale à 536 calories; c’est-à-dire que, pour faire pas.ser un kilogramtne d’eau à 100“ à l’état de vapeur à la même température, il faut dé])enser autant de chaleur que i)our élever 536 kilogrammes <l’ean de la température de zéro à celle de 1“.