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DIVISIBILITÉ

chimique ont une existence propre, qu’ils ne sauraient ni s’altérer, ni se briser, ni se modifier trune manière quelconque. Ce sont lA les véritables individus de la nature minérale, ce sont eux qu’on appelle atomes.

Dans la notion d'atome n’entre pas l'idée de grandeur, mais l’expérience nous apprend que l'atome doit être d’une prodigieuse petitesse, car nous pouvons, par des procédés divers, diviser la matière en parties extrêmement ténues, sans iiuc rien autorise à penser que nous ayons atteint la limite, de la division, ou môme que nous on ayons approché; nous citerons ici quelques exemples <pii prouvent l’extrême division possible de la matière.

VVollaston est parvenu i'i obtenir des flls de platine dont le diamètre ne dépasse pas 1/1200 de millimètre. Le procédé qu’il em- [doyait pour les préparer consiste il tirer à la filière un fil d’argent dont l'axe est occupé par du platine et à dissoudre, la couche d’argent dans de facide azotique. On peut en employant ce procédé obtenir des fils tellement minces, (pi’ils sont réellement invisibles d’une manière directe et qu’on ne [leut s’assurer de leur existence qu’à faide de certains phénomènes optiques particuliers. Dans l'art du batteur d’or, on obtient des feuilles dont l'épaisseur peut ne pas dépasser 1/10000 de millimètre. Lue pareille feuille de 1 décimètre carré de surface ne pèse pas 2 centigrammes. Si l’on conçoit un carré de 1/TO de millimètre de côté, dimension qui, quoique très-petite, est parfaitement perceptible à l’œil, on voit que la feuille considérée en contiendrait un million ; de sorte que les 2 centigrammes .d’or se trouvent eiïcctivement divisés en un million de parties visibles.

C’est surtout dans la diirusion des substances colorantes et odorantes que la matière se divise jusqu’à une limite extrêmement reculée; ainsi. 1 millimètre cube d’indigo dissous dans l’acide sulfurique peut colorer d’une manière appréciable plus de dix litres d’eau. Or, dans un litre se trouve un million de millimètres cubes, volume très-nettement perceptible ; le millimètre cube d’indigo se divise donc, dans cette expérience, en dix millions de parties visibles.

La diffusion des matières odorantes est plus étonnante encore : on sait qu’un grain de musc peut fournir, pendant des années, à

CONSTITUTION DES CORPS

l’air qui se renouvelle autour lie lui, des paiTiciiles eu noiiiUre suffisant pour lui communiquer son odeur; l'esprit a peine à .se faire une idée du degré de ténuité que doivent avoir des particules semblables.

Mais rien sous le rapport de la division de la matière ne peut être comparé comme résultat à ce qui se produit, ou plutdt est censé se produire, dans la confection des doses homœopatbiques. Voici, en quelques mots, le procédé employé. On prend, par e.xemple, 1 centigramme du médicament et on le mêle à 99 centigrammes d'une substance inerte; on prend 1 centigramme de cette solution et on la mêle avec 99 centigrammes de la matière inerte, et ainsi de suite pendant un certain nombre de fois ; les homœopathes vont au delù de la trentième solution. En se plaçant au point de vue physique i)iir, on j)eut dire qu’il y a dans l’emploi de ces procéilés l’admission implicite de la divisibilité indéfinie de la matière. En effet, dans une solution au centième amené à la trentième dilution, la proportion du poids du médicamentà celui du dissolvant est reiu’ésentée par une fraction (jui, ayant pour numérateur l’unité, aurait pour dénominateur l’unité suivie de 00 zéros; cela correspondrait i'i peu près à 1 millimètre cube de substance répartie dans une sphère qui aurait pour rayon la distance de la terre aux premières étoiles (UOO milliards de myriamètres). A moins d’admettre la divisibilité indéfinie de la matière, il est impossible de concevoir la diffitsion de la substance active dans tous les points de cette immense sphère, et à cet égard la doctrine homœopathique parait en contradiction avec celle qui suppose tous les corps formés de molécules, et qui forme la base de la physique actuelle.

. 21. Porosité. — La porosité est une conséquence immédiate de rhy|)othèse faite sur la constitution des corps. C’est la propriété générale des corps de posséder dans leur intérieur des intervalles vides ou pores entre leura particules maléi'ielles. Cette porosité constitue souvent un caractère très-sensible et qui permet, par exemple, le passage des liquides ou des gaz à ti-avers la substance même des solides: on lui donne alora le nom de perméabilité. C’est la perméabilité que l’on utilise dans l’emploi des filtres, de la pierre filtrante par exemple ; les pores sont assez larges pour laisser passer l’eau et

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