MI-SIRK DI-; LA TENSION MAXIMA DES VAPEI RS
270. Tension de la vapeur d'eau. — La cüiinaiss;ince de la tension inaxinia de la vapeur d’eau est importante non-seulenient au point de vue tliéoriiiue, mais aussi au point de vue prati<iuc. C’est, en effet, cette tension qui constitue la force motrice dans les machines à vapeur, et dès loi-s il est essentiel, pour établir d'une façon rationnelle les principes de la construction (le ces appareils, de pouvoir connaître e.vactement les diverses températures où ils pourront être portés, la valeur exacte de la force qui les met en jeu, atln d’en déduire le degré de résistance (lu’ils doivent offrir. Aussi, dans plusieui’s pays, des expériences ayant pour objet de dresser une table des forces élastiques de la vapeur d’eau aux diverses températures ont-elles été entreprises et exécutées d’après les ordres de l’administration des travaux publics. Le nombre des travaux de ce genre est donc considérable et plusieurs sont très-remarquables au point de vue scientilniue. Toutefois les recberebes de .M. Régnault, par la multitude des déterminations et rextrème précision des moyens employés, présentent un caractère particulier d’autorité et .semblent avoir mis entre les mains des savants des éléments numériques indiscutables. .Nous indiquerons plus loin quelques-unes des méthodes employées par ce savant expérimentateur et les principaux résultats (pi’il a obtenus.
271. Appareil de Dalton. — Le physicien anglais Ualton s’est occupé le premier de cette question avec (luebiue exactitude, .s’est servi d’un appareil icprésenté par la figure 25b et qui a con-
PIIÏS. I1ESC.IIANEI.. i'.i
354 MESUKE DE LA TENSION MAXIMA DES VAl'ELUS.
serve son nom. Deux tubes baroniétriques A et U plongent dans la même cuvette 11; l’un est un baromètre ordinaire, l’autre est un baromilre « vapeur, c’est-à-dire qu’on a fait ])asser au-dessus de la rolonne mercurielle une petite colonne d’eau. Les deux tuljes.
Fig. 259. — Appareil de Dalion.
maintenus par le supimrt Cl), sont entourés d’un manchon contenant de l’eau que l’on peut portera di\erses températures à l’aide d’un fo\er. On commence par remplir le manchon de glace fondante, et, en écartant les fragmenls, on peut lire la différence de niveau du mercure dans les deux baromètres ; c’est la force élastique de la va]>eur à la température zéro. On remplace ensuite la glace par l’eau et on règle l’action du foyer de façon à obtenir diverees températures comprises entre 0 et 100" et à les mainlenir quelques instants stationnaires à l’aide de l’agitateur pq; on mesure à chaque fois la différence corresl)ondante du niveau du mercure dans les baromètres; on a ainsi des éléments qui, complétés par interpolation ou par des procédés graphiques.
donnent la table qu’on a désignée longtemps sous le nom de table de Dalion, et qui renferme les forces élastiques de la vapeur d’eau pour des températures comprises entre 0 et 100". Le procédé ne peut pas d’ailleurs servir au delà de cette dernière température, car à 100" la tension de la vapeur d’eau étant à peu près égale à la
pression e.xtérieurc, le niveau du mercure dans le baromètre à vapeur descend jusqu’au niveau du métal dans la cuvette, et l’observation ne peut aller plus loin.