Modifications de M. Régnault. — La méthode de Dalton
est défectueuse à <livcrs points de vue : d’une part, il est impossible que la température se maintienne la même dans une aussi
AIM’AIIF.IL DK DAI.TÜN.
grande colonne (lue celle <iiie l'on a vers les lempüraluies de 70, 75" et au delà. Kn second lien, l’observation du ni\eau à travers la substance du manchon l'st entonrdc de beaucoup d’incerlitude. M. Hegnault, en conservant la nndhode, ne l’a employée <|iie jns(|u'ii la tempérainre de 50". A celle température, la tension de la vapeur n’étant <iue de 9 cenlimôtres environ, il rlevient inutile di* cbanITer tonie la longueur des baronu'lres. La ligure 260 représente l'appareil modillé. Les deux tubes baromélri(|ues, de lü millimétrés de diamètre intérieui-, Iraversenl deux Inbuinres pralii|iiées dans le fond d’une caisse métalli(|iie.
Sur l’une des faces de la caisse se trouve une grande ouverture fermée par une glace, à travers laquelle on peut lire Irès-exaclement les niveaux intérieurs. A raison du peu de hauteur de la colonne liquide, il était trèsfacile, en approchant plus ou moins une lampe à alcool de la caisse, de maintenir pendant un temps suilisant une température quelconque, comprise entre 0 et 50".
La dillércnce de niveau des deux colonnes de mercure doit être ramenée par la correction ordinaire à la température de zéro. Il faut aussi tenir compte de la petite colonne d’eau qui se trouve audessus du mercure, dans le baromètre à vapeur; elle agit par son poids et produit une dépression qui, exprimée en mercure, est évidemment égale à sa liauteur divisée par 13,59.
Col appareil est diftlcilcment applicable aux basses lenipératures. Avec une modification fort simple, il peut être employé dans
Fig, *200, — Appareil de DuUoii modifli).
3Ô6 MIÎSUIUÎ l)E LA TENSION MAXIMA DES VAPEIKS.
(!(' (MIS et jusqu'à 30“ au-ciessous de zi'ro. L'e.vtréuiilif suptuicure (lu barouiùtfe à vapeur est effilée et vicul se masli((uer dans un petit tube eu cuivre à trois branches dont la seconde couiinuniiiue avec la machine pneumatique el la troisième avec un ballon de verre de 500 centimètres cubes environ. Dans ce ballon se trouve une petite ampoule en verre mince renfermant de l’eau complètement bouillie et par suite privée d’air. On fait un cci tain nombre de fois le vide à l’aide du tube à trois branches, et à chaque fois on laisse rentrer de l’air qui a passé sur des matières dessécha iit(‘s. Après la dernière opération, on ferme à la lampe le tube (jui établit la communication avec la machine pneumatique, on met de la glace dans la caisse et on mesure quelle est la force élastique à zéro de l’air SCC que la machine pneumatique laisse dans l’appareil; cette force est d’ailleurs très-petite. On approche alors (juelques charbons du ballon, l’ampoule se brise et la vapeur se répand dans l’espace. L’appareil ainsi préparé peut être employé comme le précédent, il suffit de faire varier la température de l’eau contenue dans la caiss(’ et d’observer les dilTérences de niveau en tenant compte de la force élastique de l’air qui a été laissé.
Pour s’en servir à des températures inférieures à celles de la glace fondante, on supprime la caisse el on place le ballon seul dans une cloche où se trouve un mélange frigorifique; les tubes barométriques se trouvent alors dans l’air extérieur.
Dans ce cas, l’espace occupé par la vapeur est à deu.x températures ditTérenles, mais il est clair qu’il ne peut y avoir équilibre qu’autanl que la tension est la même partout. D’ailleurs, dans le ballon, cette tension ne saurait surpasser la tension maxima correspondante à la basse température qui y règne; donc c’est celte tension qui règne dans tout l’espace, et c’est elle (pic mesure la dill’érence de niveau du mercure des baromètres.
En réalité, les choses se pas.scnt de la manière suivante : A raison de la température qui règne dans le ballon, la vapeur se condense en partie et prend la tension correspondante; il en résulte une rupture d’équilibre, une nouvelle quantité de vapeur se forme, arrive dans le ballon, s’y condense de nouveau el ainsi de suite jusciu’à ce ([ue la tension soit partout celle qui correspond à la température la