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274. Courbes des tensions. — En coiiipnraiit les forces ëlastiqiies aux tempérât lires, on cherclie vainement une relation simple entre ces deux éléments, relation qui constituerait la loi pliysi(|ne du phénomène. La loi suivant laquelle les tensions uiavima varient avec, les températures ne parait donc pas susceptible d’une expression simple, et quelle qu'elle soit d’ailleuis, les physiciens n’ont pas encore réussi à la mettre en évidence. On peut seulement constater, en examinant avec attention le tableau «jni pi-écède, que la tension maxima varie trè.s-rapidement avec la température. Ainsi, tandis que de 0 ii 100“ cette tension varie d’environ une atmosphère, de 100 à 200" cette variation approche de 15 atmosphères, de 200 à 230“ la variation est de 13 atmosplières environ. Ce caractère essentiel du phénouiènc est rendu sensible aux yeux par la construction graphiijue des résultats.
Sur une droite liorizontale (flg. 262) on porle des longueui-s proportionnelles aux températures et on élève des perpendiculaires représentant à une échelle quelconque les tensions correspondantes de 1a vapeur. En réunissant les extrémités de cæs perpendiculaii'cs par un trait c/mlinu, on obtient une courbe, qui est l’expression sensible
3G0 MESL'RK [)K LA TENSION MAX I M A DES VAPEEltS.
(le la loi (les variations de la tension. On voit (|iie cette conii>es’el(*ve lirs-rapideinenl au-dessnsde l’axe horizontal, et il est tout naturel de
penser, d'après cela, que pour employer de la vapeur d'eau satun'e à des températures supérieures à 230", il faudrait des vases doués d’une force de résistance extrêmement consid(U'alile et sans doute Irf'S-difficile è obtenir.
275. Formules empiriques.—On a cherché à repi(-senler les résultats obtenus Fig. 202. par des formules algébriques.
Si l’on trouvait une relation renfermant comme variables la force élastique de la vapeur et la température, et qui itermtt de déterminer exactement l’un de ces éléments à l’aide de l’autre, on aurait précisément la loi physique du pliénomène.
Nous avons dit que celle loi est encore inconnue; mais on peut, sinon rigoureusement, du moins d’une fa(;on assez approchée pour les besoins de la prati(]ue, lier les températures aux tensions par des formules connues sous le nom de formules (F interpolation ou /’or- »)iu/«s empiriques. Les physiciens en ont proposé |)lnsieurs; M. Régnault emploie la suivante ;
II»}: E = n -t- h%' -t- ('.y,
dans liKjnelle F désigne la force élasti(jue ex[)rimée en millinn’dres de mercure et i la tenqiérature. Les cinq constantes a, b. r, a et fi sont d(derminées à l’aide de cinq observations réiiarties à peu pn’*s il égale distance de la température de — 32° ii celle de 232". Les résultats donnés par la formule sont tn’-s-sensiblcment d’accord avec l’expéi'ience, et dans les cas les plus défavorables l’erreur
commise atteint fi peine
,M. Hoche et quelqiu's autr(*s savants ont proposé la formule
rî>ItMULES !• MPiniQL'KS.
F = iion-sPiil(‘iiU‘iit coiimip iiiip roriniilo oiiipiiiquo , m:iis
coimiic n'pn'sonlaiil la loi lliôoricjup du plidiiomôiie. M. HoRiiaiill a fait voir par une discussion d(daillde «lu’il u'en est pas ainsi, mais il a conslald d'ailleurs (|n’en deMerminanl convenablement les constantes a, a et m, on pouvait st? servir de la formule jjour repn'senler approvimalivemenl les résultats de l’expérience.
Nous citerons encore la formule donnée par Dulon^ et \rap:o :
Dans celle formule F leprésente la force ('lasliqiie en atmosphères, I la lemi)éralure en |)reuaut pour orifîine 100" et pour unité un intervalle éj;al aussi à 100°. (lomme celle formule ne renferme que deux constantes, elle est facile à retenir el elle donne d’ailleurs des l'ésullats suffisamment exacts.
Ajiplicalions. — I. est la tension de la vapeur d'eau à la
température de 180"? Il faul faire dans la formule / = 0,80, ce qui donne
F = ;i -f- 0.7 133 X 0,sû)*= ;i,.37iil)\ lo- F = 3 loi; I = 0.‘i8î3‘.U.’t.
II. — \ ipielle lempérature la force élasliipie de la vapeiii’ d’eau est-elle éeale à 18 atmosphères?
Kn faisant dans la formule F = 18 on obtient :
<8 = (I -F 0,71.33 <)F loK 18 = 5. lo}; [I -1-0,71331).
lüK (1-1-0.7153/)= -^r^ = Ü,î3l0355.
276. Tensions des vapeurs de divers liquides. — Dalton avait admis que les vapeurs des dilfèreiHs liquides ont des forces élastiques éqales à des températures également éloignées de celle de leur ébullition. Ainsi, par exemple, l’alcool bouillant <i 78“, la force élasli(|ue de la vapeur d’alcoid à 70" serait la même ipie celle de la vapeur d’eau
(Ci MKSUliK DE LA TENSION MAXIMA DES VAPEUItS.
;i la Icmpt^raUire do 92". Si collo loi (Mail rigoiiroiiso, il siiflirail, pour avoir la tension do la vapeur d'un licpiido ipiolconquo, do connallro son point d'ëliullilion ; mais on a roconnii ((u’elle est trèsloin d’èiro oxacio, et ((tio dans lioaucoup de cas elle n’ost pas susceplililede donner mémo des rosiillals approchés.
AI. no}înault a fait <]uol(]nos oxpériencos directes sur ce sujet oii employant les mêmes appareils qui lui avaicnl servi poiii- la vapeur d’eau. Il s’osi surloul occupé des li((nidos volalils. lois ipic l't'Uier, le siiiriire do carhoiw’, le rlilorororme, etc., (pie l'on a depuis longtemps proposé d’uliliser dans les machines à vapeur dilos machines a capems combinées on machines Dnlrembley. Nous empriinlous à sou mémoire les r('sullats conlenus dans le lahloan suivant.
VACKIII ll'vl.CÜOI..
TKNKION TKΫ8IOM
Tr.urHKATiiRK*>> cn îRkirHH^iüKKs. en
millimèlres.
— iü" a. il + 30" 78,!5i
ü iî,7o 100
-1-10 il,ï.a 1.15 üioO.I!)
VAI'KIII ll’ériIKR.
VM'KCn llK .Sltl.FI I>K DE CARBONE.
0 127,91 100 .aoi-^ir.
277. Liquides mélangés et dissolutions. — Lorsque dos licpiides sans aclion run sur l'aulro se vaporisent simultanément dans un espace, chacun d’eu.x, ainsi qu’on pouvait le prévoir, fournit de la vaiieurà la même tension que s’il était seul. C'est un cas parliculier de la loi indiciuée par Dation relativement au mélange des gaz et lies vapeurs. Mais quand les liquides sont .susceptibles de se dissoudre mutuellement, la tension de la vapeur du mélange subit une diminution notable el n’esi jamais égale h la somme des lensions des vapeui’S séparées.