AI’PARI-IL DE M. REGNAULT
plus l)asse. Gt'lle coiulonsalion de la vapeur dans la partie IVoide de l’espace occupt‘ par elle a été utilisée par \\att dans la machine à vapeur; c’est le principe du condenseur.
(îay-Lussac avait déjà iililisé ce principe d'une façon analogue à celle qui a été employée par M. Régnault pour mesurer les tensions des vapeurs aux basses températures.
En employant des mélanges de chlorure de calcium et de (piaiilités successivement croissantes de neige ou de glace, ou peut abaisser la température jusqu’à — 32” et constater (pie la formation de la vapeur est encore très-sensible à cette basse température.
273. Mesure des tensions maxima aux températures supérieures à 50®. — l'our les températures supérieim*s à 50", M. Régnault a utilisé ce fait qu’à la tempéralnre de l’ébullition la lension maxima de la vapeur produite est (-gale à la pression extérieure.
Son appareil se comjiosc (lig. 261) d’une chaudière en cuivre renfermant de l’eau qui ])eut être portée à des températures diverses données |iar des thermomètres très-e.xacts. La vapeur produite s'idève le long d’un luhe incliné, constamment rafraîchi à l’intérieur par un courant d’eau ; de cette façon, la vapeur condensée ri'lourne continuellement à la chaudière, et les expériences peuvent .se prolonger autant qu’on le veut. Le tube aboutit à la partie inférieure d’un grand réservoir, dans lequel on peut raréfier ou comprimer l’air, suivant les circonstances; ce ré.servoir communique d’ailleurs avec un manoun’-tre. La figure représente l’appareil qui a servi pour des piossious s’élevant à 5 almosphères. Pour des pressions ))lus considérables et qui ont atteint 28 almosphères, l’appareil était exaclemeni fondé sur le même principe, mais construit avec de plus grandes dimensions et une plus grande résistance. Le manomètre employé dans ce cas est celui dont il a été question à propos de la loi de Mariette.
La marche d(*s expériences est facile à comprendre; on raréfie l’air dans le réservoir jusqu'à ce que l’ébullition de l’eau se produise vers 50". Il est facile de s'a.ssurer (]ue l’ébullition a lieu par le bruit caractéristique qui l'accompagne et surtout par l’invaria- Inlité de la température. Cette dernière circonstance, (|ui permet
:Jü8 MESURE DE LA TENSION M ANIMA DES VAPEURS.
iiiix thermonit*tres(l«* se mettre exactement en équilibre de température avec l’eau, conslitue l’avanlag^ le plus manjué de la mélbode. La force élastique, accu.sée au moment de rébnililion par le mano-
Fig. t20l. — Appareil de M. Régnault pour la mesure do la tension maKima de la vapeur d'eau aux Icmpéralures élevtVs.
mètre, est précisément la tension de la vapeur produite. En laissant rentrer graduellement l’air dans le réservoir, les tempéralures d’ébnilition s’élèvent successivement jusqu’à 100". A partir de ce momeni, l’air, au lieu d’èliT raréfié, doil être graduellement comprimé dans le réservoir.
Le tableau stiivanl conlienl l’ensemble des résultals obtenus dans les recberebes qui viennent d’èire indiquées.
1KN.«I0N8 Tf?«R10NS
TBUPKKATrHKS. <>n TKMPRK.ATt’KRS. en
millimètres.
millimètres.
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TABLtS DES TENSIONS MAXIMA DE I.A VAPEIR D’EAU.
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