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FORMULES SUR LES VAPEURS

la vapeur SC condensât, enfin il pourrait n'y avoir ni condeusalion ni forniation de vapeur. On peut chercher à reconnaître à priori, d'après les données de la formule (1), laquelle de ces circonstances devra se produii-e. Désignons, à cet etfet, par D et D' les densités de la vapeur aux températures i et t'. Supposons, par exemple, t >t et imaginons que sans changer la pression f on éléve la température de la vai)eur jusqu'A < sans qu’elle soit en contact avec son liquide, la vapeur cessera d’étre à saturation ; mais si alora on amène la pression jusqu’à f, la saturation se produira de nouveau. En tout cas, la masse de vapeur sera restée la môme-, et si on suppose qu’elle ait le même coefficient de dilatation que l’air, on pourra, en appliquant la formule indiquée au paragraphe déjà cité, écrire

D f I lU

multipliant membre à membre les équations (1) et (2), on a

VI) H' f—ff V D' ~ \\ f - if ’

formule d’où l’on déduit les conclusions suivantes :

1“ Si H' /■ = H /', VD = Vü' ; le poids de la vapeur est le même dans les deux phases de l'expérience; il n’y a, par conséquent, ni condensation ni vaporisation ;

2“ Si H'/’ est plus grand que llf, VD est plus grand que V D’, c’est-à-dire qu'une portion de la vapeur doit se condenser;

3” Si enfin \l' f est plus petit que H f, c’est que VD est plus petit ([ue V D', c'est-à-rlire (pr’une nouvelle quantilé de vapeur devra se former pour suffire à la saturation de l'espace. Dans ce cas, on voit qu’on ne pourra se servir de la formule (1) qu’autant qu’on .se sera assuré qu’il y a un excès de liquide suffisant pour fournir la nouvelle quantité de vapeur qui doit se former.

Les formules (1) et (2) se rapportent au problème le plus général que l’on puisse se proposer sur les gaz et les vapeurs. En prenant pour inconnues l’une ou l’autre des quantités qui y entrent, on peut en déduire différents problèmes particuliers sur lesquels nous ne nous arrêterons pas ici.

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IIVGROMÉTRIE.

298. Météores aqueux. — On donne le nom de météores aqucu.\ au.x. divei-s phénomènes météorologiques qui résultent de la condensation plus ou moins complète de la vapeur d’eau contenue dans l’air: tels sont la pluie, la rosée, le brouillard, etc. Cette condensation de la vapeur peut se produire dans deu.v circonstances trôs-dillércnles. Quelquefois elle est due à la présence d’un corps froid qui amène la couche d’air en contact avec lui à l’état de saturation et provoque ainsi la liquéfaction d’une partie de la vapeur. C’est sur ce fait que sont fondés les hygromètres de condensation. Ün donne à ce dépôt de l’eau sur la surface d’un corps refroidi le nom de rosée. La théorie du phénomène météorologique de la rosée sera donnée plus loin au chapitre xxix ; mais nous ferons remarquer, quant à présent, que la nature physique et essentielle de ce phénomène consiste dans le dépôt sur le corjis même de la vapeur d’eau atmosphérique qui a été refroidie par l’action de ce dernier. Lorsque au contraire la vapeur se condense dans l’intérieur môme de l’air, l’eau qui provient de cette condensation, obéissant à l’action de la pesanteur, fo»i6c à la surface de la terre; c’est en cela que consiste la pluie.

299. Nuages et brouillards. — Lorstpie la condensation de la vapeur a lieu dans l’atmosphère, ordinairement elle n’est pas complète tout d’abord, et il se produit un corps de constitution spéciale qui porte le nom de nuage ou de brouillard, suivant qu’il se manifeste à une certaine hauteur dans l’air ou bien à la surface du sol.

On donne à la vapeur semi-condensée qui constitue le brouillard ou le nuage le nom de vapeur vésiculaire. C’est de la vapeur vésiculaire qui se forme au-dessus d’un vase contenant de l’eau que l’on chauffe; la vapeur produite à la température du liquide possède naturellement la tension propre à celte température, et, so trouvant tout à coup dans de l’air beaucoup plus froid, elle se condense. C’est aussi de la vapeur vésiculaire qui s’échappe de la cheminée d’une locomotive et en général des diverses issues qui peuvent exister sur un générateur à vapeur, particulièrement lorsque celui-ci est à haute pression. Dans le langage ordinaire on désigne souvent ces corps sous le nom de vapeur, mais c’est une expression impropre, la vapeur d’eau étant transparente et par suite invisible

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