‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 154 sur 385 · MÉTÉORES AQUEUX · texte numérisé non relu

MÉTÉORES AQUEUX

SOUS une petite épaisseur aussi bien que l’air alinospliéri<jue.

Les pliysiciens ne sont pas d’accord sur la constitution des particules des nuages, et la cause de ce dissentiment tient à la nécessité d'expliquer comment ces corps peuvent se maintenir dans l’atmosphéie. On a cru pouvoir résoudre cette difficulté en admettant que les nuages .sont formés de globules creux; mais l’équilibre d'uii pareil globule n’est pas plus facile à comprendre que celui d’uii globule plein. D’autre part, on ne voit pas en vertu de quelle force ces globules resteraient creux; l’air enfermé dans leur intérieur doit être A la même pression que l’air extérieur, et dès lors l’altraction mutuelle des particules liquides tend naturellement à expulser cet air, qui se dissoudra graduellement dans la pellicule liquide.

On a objecté contre la théorie qui admet que les nuages sont formés de globules pleins, qu’on devrait voir se produire sur eux l’arc-en-ciel; maïs cette objection n’est pas fondée. En effet, quand les globules ont une très-grande ténuité, ils donnent lieu à une diffusion de la lumière, qui empêche les conditions spéciales de réflexion auxquelles l’arc-en-ciel est précisément dû.

C’est en effet fi raison de cette ténuité que les particules des nuages se .soutiennent dans l’air sans qu’il soit besoin d’avoir recoura, pour l’expli(|uer, à une théorie spéciale, de même qu’on voit flotter dans ce fluide, quand on l’éclaire par un rayon de soleil dans une chambre obscure, une multitude de corpuscules de toute nature et de toute densité. Il est vrai que ces corps flottants continuellement dans l’atmosphère n y sont jamais en repos; mais il en est de même des particules des nuages. Tous ceux qui ont eu l’occasion, en voyageant dans les montagnes, de se trouver au sein même des brouillards, ont pu constater la trè.s-grande mobilité de leurs parties constitutives, qui cèdent au moindre souffle du vent et sont entraînées par lui comme une fine poussière. Quelquefois cependant les nuages paraissent avoir une sorte de fixité et dans leur position et dans leur forme. Ce n’est là qu’une illusion due à la grande distance à laquelle on les obseiTe. Si même, dans ce cas, on examine avec une attention soutenue le contour du nuage, on le voit s’altérer d’une façon continue et assez rapide. Cela est tout naturel. Quand bien même l’air serait absolument calme dans la

HYGItOMÈTKIE.

R'fçion où le nuage se trouve, ce qu'il est bien difficile d'adinetirc, les goulleleltes doivent tomber en vertu de ta pesanteur, .\rrivant dans les régions inférieures où la température est plus élevée, d'une part, et où l’état hygrométrique est moindre, elles se réduisent eu vaj)eur, s’élèvent et viennent se condenser de nouveau aux parties supérieures. 11 y a donc pour l’observateur une sorte d’immobililé générale de l’ensemble, mais ses parties constitutives sont en mouvement; c’est une espèce d’équilibre mobile.

300. Forme des nuages. — Rien n’est plus capricieux et plus variable que la forme des nuages. Toutefois les météorologistes sont

convenus d’employer certaines expressions pour désigner quelques-unes de ces formes* que l’on peut prendre pour types.

1° Les cirrus, ou queues de chat des m.irins, sont constitués par des nuages blancs en forme de filaments allongés et lâchement juxtaposés. En petit nombre sur un ciel clair, ils sont généralement considérés comme

des pronostics de beau temps.

2" Les cumulus ( balle de coton ) se présentent en monceaux arioudis et séparés les uns des autres. Quand les cumulus occupent une grande partie du ciel, on dit que celui-ci est pommelé. Les cumulus s’observent surtout en été; ils s’entassent quelquefois les uns sur les autres et forment ainsi ces gros nuages accumulés à l’horizon et que l’on prendrait pour des montagnes couvertes de neige.

Fig. 273. — Les cirrus.

Fig. 274. — Les rutmilus.

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