‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 162 sur 385 · CH A LE C K H A VON NA N TE · texte numérisé non relu

CH A LE C K H A VON NA N TE

rieure du corps rayonnant. Toutefois par ce mot de surface il ne faut pas entendre une sorte de siirfacx* inatliéniatique, mais bien une concile d’une certaine <ipais.seur ; c’est ce que montre trèsnettement l'expérience suivante : On recouvre l’une des faces du cube de plusieurs couches de vernis, à chaque addition nouvelle il se produit une variation dans le pouvoir émissif; mais cela ne s'observe que jusiju’fi une certaine limite ; à partir d’une certaine épaisseur, qui est d’ailleurs très-petite, le pouvoir émi.ssif reste constant.

C’est donc dans une petite épaisseur de la surface d'un corps que se produit le mouvement calorifique susceptible de se transmettre au dehors par voie de rayonnement, L’e.vpérience montre que, toutes choses égales d'ailleurs, ce rayonnement est d’autant plus intense que la densité de cette couche superficielle est plus petite. Ainsi les opérations qui auront pour résultat de diminuer ou d'augmenter cette densité |)roduiront un eiïet inverse sur le pouvoir rayonnant. Par exemple, si l’on prend une plaque d’argent ou de cuivre fondu et qu’on la raye, le pouvoir émissif diminue, car celle opération a comprimé le métal et augmenté ainsi la densité moyenne de la couche superficielle. S’il s’agit, au contniire, d’une placjue écrouie, l’action de rayer a pour résultat de mettre en évidence les couches inférieures dont la densité est plus faible; la densité moyenne superficielle diminue donc, et l’on observe que le pouvoir rayonnant augmente.

En général, les couleui's sombres paraissent avoir un pouvoir rayonnant plus grand que les couleurs claires; toutefois cela n’est pas absolument général, car on voit dans le tableau précédent que le pouvoir émissif du blanc de céruse est égal A celui du noir de fumée.

Enfin le pouvoir émissif cbange sensiblement avec la température. Laprovostaye et De.sains ont établi ce fait en se servant, comme corps rayonnant, d’une lame de platine que l’on pouvait porter à une température de 5 A 600“ par l’action d’un courant électrique. La lame rayonnait sur deux thermo-multi|)licaleurs difTérents par ses deux faces opposées; l’une d’elles était recouverte de noir de fumée, l’autre d’une substance quelconque. Le ra|)port des indications thermoscopiqucs donne aux divei-ses températures le rapport

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