‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 165 sur 385 · CUBE · texte numérisé non relu

CUBE

100 DBOKKS.

Noir (le fumée. . .

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Encre (le Ctiine. . ,

Céruse

Colle (le |ioi>won. .

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Gomme la(|ue.. . .

.Surface mclalli(|ue. .

CIIALI'UK RAYONNANTE

On voit qu’à l'exception de ce qui a lieu pour l'encre de Chine, les rayons à basse leinpth'alure sont beaucoup i)lus absorbables que les rayons à leiupdralure élevée. Celle observation permet de se rendre compte de quelques faits connus. Ainsi, par exemple, on a reconnu depuis longtemps que la neige fond plus vite dans le voisinage des arbres (]u’à une «lislance un peu glande. Cela tient à ce que les branches, échauiïées jiar le soleil, constituent une .source de radiations obscures à basse tempéu-nture et par suite* lieaucoup pins absorbables (pie les rayons directs du soleil. Melloni a confirmé directement la réalité de celle exidication : il ])laçait une lampe Localelli et du cuivre cbaulTé à une distance de la pile telle que l'elTPt galvanométriqne fiU le même; les deux flux calorifiques avaient donc la même intensité. Kn remplaçant la pile par une auge contenant de la neige, il constata que celle-ci fondait beaucoup plus vile iiar faction du cuivre (|iie par celle de la lampe.

318. Égalité des pouvoirs éraicsifs et absorbants. — Ainsi que nous l’avons dé'jà remanpié, les coriis qui rayonnent lopins facilement sont aussi ceux ipii absorbent le mieux la chaleur; toutes les circonstances qui font varier dans un certain sens le pouvoir émissif font varier dans le même sens le pouvoir absorbant; il est donc naturel de penser que ces deux facultés des corps sont tout à fait identiques, c’est-à-<lire que le pouvoir émissif est égal au pouvoir absorbant. On peut d'ailleurs conclure rigoureusement celte égalité de l’e.xpéricnce suivante de Dniong :

Ayant placé nu tbermomêlre dans un ballon à surface intérieure noircie, il oliserva le temps qu’il mettait à se refroidir d’uu petit nombre de degrés, lorsque sa température est supérieure à celle de l'enceinte de 10" par exemple. 11 observa de même le temps qu’il employait à se récliauffer de la même ipianlilé. loi'sque la température de l'enceinte est supérieure du même nombre de degrés. Il trouva que ces temps étaient exactement égaux, et il serait à couj) srtr impossible d’inlerpré*ter un résultat pareil, s’il y avait entre les facull<*s d'émission et d'absorplion de la surface du Ibei'inomêlre une dilbuence sensible.

Il importe toutefois de ne pas .se méprendre sur le sens de celte égalité. Elle ne peut s’;q)pli(juer évidemment (jii'à des rayons culori-

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