INKLLENCE DE LA NATURE UE LA SUBSTANCE
pour les sources obscures ou niéine peu éclairantes. C’est ainsi qu’on expliquait l’habitude qu’ont les ouvriei-s des fonderies, pour garantir leurs yeux de l’action trop vive des foyere, de regarder la matière en fusion à travere une lame de verre.
Pictet, de Genève, constata le premier l’élévation de température d’un thermomètre séparé de la source de chaleur par une lame transparente; mais on pouvait objecter que l’elTet observé provenait de l’échaulTement de la lame. Prévost leva cette objection d’uue manière radicale : il ût couler entre la source et le thermomètre une nappe d’eau, ou bien il interposa une plaque de glace (eau solide); ici réchauffement était impossible, et pourtant l’élévation de température du thermomètre se produisit également. Dclaroche, en tenant le fait pour démontré, s’attacha à en varier les conditions et fut conduit à des lois remaniuables.
Toutefois c’est à .Mellon! que la science est redevable des principaux résultats qui se rapportent à cette partie de la physique. C’est grâce à la pile thermoscopique qu’il a pu apporter dans ce sujet délicat une précision qui semblait pour ainsi dire impossible â réaliser, et les savants qui, après lui, ont étendu un peu ses découvertes, ont fait exclusivement usage de ce précieux instrument. Bien que les travaux si importants de Laprovostaye et Desains aient eu pour résultat d’apporter quelques restrictions dans les propositions formulées autrefois par .Melloni , on peut dire que dans leur ensemble elles doivent être maintenues ; nous allons faire connaître sommairement les plus importantes.
323. Influence de la nature de la subetance. — Pour étudier la diathermanéité ou le pouvoir diathermique d’une substance solide, Melloni disposait l’expérience comme l’indiciue la figure 292. La lampe de Locatelli A peut rayonner vers la pile E quand on abaisse l’écran B ; l’écran C est percé d’une ouverture qui est destinée â limiter le faisceau calorifique. On commence par observer le rayonnement direct, on note la déviation du galvanomètre G et l’intensité correspondante du courant. On interpose ensuite sur le trajet du faisceau la plaque diathermane Ü et on mesure la nouvelle intensité du courant; le rapport de cette intensité à la première est l’expression du pouvoir diathermique.
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Pour les liquides, Melloni ciiiployait de petites auges dont les faces perpendiculaires au faisceau étaient fornities par des lames très-minces de verre ; on observait le passage du faisceau d'abord
Fig. ÜO'i, — Mesure du pouvoir diathermique.
à travers l'auge vide, puis à travci-s l'auge pleine; la différence des deu.ï effets mesurait l’action propre du liquide. Voici le tableau des principau.v résultats :