‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 172 sur 385 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

CALORIMÉTRIE

339. Quantités de chaleur. — La calorlmétrie renferme l’cnsemble des expériences à l'aide desquelles on a mesuré les quantitis de chaleur produites ou absorbées dans les divers phénomènes thermiques que peuvent présenter les corps. Au premier abord il peut paraître singulier qu’on se propose de mesurer une quantité de chaleur, lorsqu’on ignore la nature même de l’agent auquel on donne ce nom; mais cette singularité n’est qu’apparente, et il n’j a dans la recherche des quantités de chaleur rien (jui diffère essentiellement de ce qui a lieu dans beaucoup d’autres circonstances. Il n’est pas nécessaire, en effet, de connaître la nature d’une chose pour qu’il soit possible de la mesurer; s’il en était ainsi, il faudrait renoncer à mesurer quoi que ce soit, car il n’y a certainement rien au monde dont l’essence nous soit connue. Mesurer, c’est chercher le rapport qui existe entre une quantité de nature quelconque et une quantité de même espèce prise pour unité. L’évaluation rigoureuse de ce rapport suppose uniquement la notion précise de quantités égales. Ainsi, par exemple, nous ignorons ce que c’est que la foi’ce, le temps, l’angle, etc.; mais nous définissons d’une façon très-nette des forces égales, des temps et des angles égaux, et dès lors nous concevons la réunion d’un nombre quelconque de ces quantités égales, nombre qui est précisément la mesure numérique de la quantité dont il s’agit rapportée à son unité.

En ce qui tient à la chaleur, on procède d’une façon semblable. On convient de prendre pour unité un phénomène calori

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