CHALEUR SPÉCIFIQUE DE L’EAU
<]uées (228 et 253), on voit que loute.s les fois (lue l’eau éprouve une mollification Iherniique d’une nature iiuelconque, il y a afisorption ou production d’une très-grande (juantité de clialeur. Si, par exemple, la lempérature s’élève, une grande quantité de la chaleur mise en jeu est employée soit ;i l’échaulTement de l’eau elle-même, soit A sa vaporisation, soit à la fusion de la glace s’il en existe. La température vient-elle à Ixiisser, au contraire, une notable quantité de chaleur est rendue A l’air par le refroidissement de l’eau , la condensation de la vapeur ou la formation de la glace. Dans les deux cas, la varialfon de température se trouve considérablement restreinte.
L’eau joue donc dans la nature le rôle de modérateur des températures, de même que dans une machine le volant sert à empêcher les grandes variations de vitesse. Cette comparaison a, au fond, une très-grande justesse, car, dans l’un et l’aulre cas, c’est par la communication du mouvement A des masses difficiles A ébranler que s’obtient le résultat indiqué.
Si l'eau venait A disparaître de la surface du globe, il se produirait, du jour A la nuit, d’extraordinaires variations de température, hors de toute proportion avec celles que nous pouvons observer.
346. Loi de Dulong et Petit. — Dulong et Petit ont remaniué ♦pi’en multipliant le calorique spécifique des dilTérents corps par ce QU’on appelle, en chimie, leur poids atomique, on obtient un produit constant. Cette loi a une importance considérable; elle prouve ipie les atomes exigent pour s’échaufi’er du même nombre <le degrés la même quantité de chaleur. En effet, si p est le poids atomique d’un corps et c son calorique spécifique, la quantité de chaleur nécessaire pour une variation de température de 1“ est c p; c'est précisément ce produit qui est constant d’après la loi de Dulong et Petit.
Dans les corps composés chimiques analogues, par exemple «lans les sulfates neutres, les azotates neutres, les protochlorures, etc., le produit du poids atomique par le calorique spécifique est aussi un nombre constant (loi de Neumann). Ce nombre varie «railleurs d’un genre de composés A l’autre.