Remarques sur le calorique spécifique de l'eau. — On
voit à l'inspection de ce tableau (|uc l’eau est de tous les corps celui dont le calori(}ue spécifique est le plus considérable; c’est, par consdtjuent, celtti (jtii ab.sotbe le plus de chaleur pour s’écliaulTer du niôine nombre de degrés. Ainsi, par e.xemple, un kilogramme d’eau pour s’échatilTer de 0 à 100" absorbe une quantité de chaleur égale ii 100 calories environ. La même (luanlité de chaleur appliquée à un kilogramme de fer élèverait sa température de près de 1000 degrés, c’est-à-dire au rouge clair très-prononcé. Comme d’ailleurs le pouvoir conducteur de feau est Irè.s-faible, il en résulte que son refroidissement doit être très-lent, et qu’elle est, par conséquent, susceptible de fournir pendant longtemps, aux corps einironnants, la chaleur qu’elle a absorbée. C'est le principe du chauffage à l’eau chaude, c’est aussi le fondement de pratiques trèsconnues. Par e.xemple, si l’on place dans un lit une bouteille de verre ou de grès contenant de l’eau bouillante, la chaleur abandonnée par l’eau suffira à maintenir pendant sept ou huit heures une tempéralurc convenablement élevée. *Si on se servait, comme on le fait quebiuefois, d’un fer même chauffé bien au-de.ssus de 100", l’effet calorifique serait plus intense et plus prompt, mais de bien plus courte durée.
C'est surtout au point de vue des températures terrestres que la grande capacité calorifique de feau joue un rôle important. Si on rapproche, en effet, cette propriété de celles qui ont été indi-