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THÉORIE MÉCANIOUE DE LA CHALEUR

deu.v choses é<iuivalcnles , tloiil l’une est la ti'ansformaliou de l’autre; d’un côté un niouveinenl indcanique ordinaire qui peut engendrer en se détruisant le mouvement moléculaire spécial qui constitue la chaleur, de même que ce dernier peut se transformer en travail mécanique ordinaire.

356. Expérience de Foucault. — ^ous verrons plus tard, en étudiant les propriétés calorifiques du courant électri(iue , des exemples précis de cette dernière transformation ; quant à la première, elle se trouve réalisée d’une façon des plus ingénieuses dans une expéi'ience de Foucault, que l’on peut considérer comme une de celles qui font le mieux ressoi tir le génie inventif de Fauteur. INous la décrivons ici, bien qu’elle repose sur des phénomènes électriiiucs qui ne seront étudiés que plus lard.

L’appareil se compose (lig. 312) d’un distfue de cuivre rouge (pti peut recevoir, d’un système de roues d’engrenage, un mouvement de rotation cxlrêmcmenl rapide. L’appareil est construit avec une grande perfection, et il suffit d’une très-petite force pour entretenir le mouvement. Le disfjue tourne entre deux pla- (pies de fer (pti sont les armatures d’un de ces aimants tempolaires qu’on obtient par le passage d’un courant et que l’on nomme des électro-aimants. Or si, pendant (juc Fou fait tourner le disque avec un elTort très-faible, on vient à faire passer le courant, les plaques de fer s’aimantent, et il en résulte entre elles et le disipie une action <|ui provient de courants développés sur ce dernier. A partir de ce moment on éprouve une résistance très-marquée et on est obligé de développer un effort considérable pour entretenir le mouvement de rotation. Si l’expérience se i)iolonge pendant deux ou trois minutes, on aura développé un travail considérable, mais ce travail se retrouve sous une autre forme. Le disque s’est échauffé de 50 à 60". Ce phénomène calorifique est évidemment la transformation du travail nécessité pour mettre l'appareil en mouvement.

On peut donner à celle expérience une forme encoi-e plii.s instructive au point de vue qui nous occupe. Rétablissons le disque dans son état primitif, puis, lorsqu’il auia été mis en mouveineiil avec une tri!*s-grandc vitesse et abandonné è lui-même, faisons

EXPÉRIliNCE DE FOUCAULT. 463

passer le courant; si celui-ci esl assez intense, le disque s’arrête subitement, et on peut constater que sa température s’élève.

Dans la première expérience l’élévation de température a pu être rendue très-sensible par le fait même de la prolongation du

phénomène et de l’accumulation du travail; dans la seconde il y a aussi élévation de température, mais elle est beaucoup plus faible et il faut une disposition spéciale d’expérience pour la mettre en évidence.

Quoi qu’il en soit, nous pouvons conclure que lors<iu’un corps en mouvement s’arrête, il y a élévation de température. Or, pour mettre un corps en mouvement, il faut faire agir une force pendant un certain temps, c’est-è-dire produire du travail : ce travail est représenté par le mouvement lui-même, qui en est, pour ainsi dire, la forme sensible.

Fig. 312. — Appareil de .M. Foticauli.

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