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CHAPITRE XXXIII

MACllINtiS THEU.M Kjl'BS

362. Machines thermiques. — On désigne sous le nom de machines llienni<jues des machines dans lesquelles on produil de la l'oiTC molrice en dépensant une certaine quantité de chaleur. La plus importante de ces machines est, sans contredit, la machine à vapeur; mais il en existe d’autres, telles que les machines à aiichaud, les machines i'i gaz; nous verrons même pins tard que les machines électro-molrices sont aussi de véritables machines de ce genre. Nous allons flécrire d’ahord une machine à air dilalé, parce que la conversion de la chaleur eu travail s’y montre d’une manière très-nelte, et parmi ces appareils nous choisirons la machine de .M. Laubereau, dont rinveution a certainement pour origine les idées actuellement eu cours sur la nature de la chaleur.

363. Machine de M. Laubereau. — La machine de .M. I.auhereau est représentée dans les deu.v figures 315 et 316. L’une en est une vue perspective, l’autre est une coupe faite suivant les a.ves des pistous. Elle se compose de deux cylindres d’inégal diamètre et communiquant l’un avec l’autre. Le grand cylindre est divisé en deux compartiments par une sorte de gros piston eu piètre, *[ui toutefois ne touche pas les parois du corps de pompe et laisse par conséquent, d’une manière permanente, une communicaliou annulaire entre les deux comparlimenls.

La hase inférieure du cylindre est légèrement concave el reçoit l’action du foyer; la base supérieure est munie d’un double fond, dans lequel circule continuellemeul de l’eau froide amenée jiar une

MACHINE DE M. LAUBEUEAL'.

pompe qui reçoit son mouvcinenl tie la iiiacliine elle-mOme. Il r(>sulle de cette disposition que, quand la masse de pidire sera à la pallie inférieure, elle inlerceplcra par sa mauvaise conduclibililé l’aclion du foyer, et l’air se trouvera lefroidi jiar le double fond.

Fig. 315. — Machine du M. Lauliercau. Vue perspertive.

Au coniraire, quand elle sera en contact avec le réfrigérant, lair éprouvera l’action du foyer et par suite sa force élastique augmentera.

Le petit cylindre est ouvert à sa partie supérieure; il contient un pistou dont la tige est liée par rinlermédiaire d'une bielle à une partie coudée de l’arbre, à l’extrémité duquel se trouve un

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