‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 196 sur 385 · MACHINES ROTATIVES · texte numérisé non relu

MACHINES ROTATIVES

térienr par deux roues d’eu{ïrenap;e, de sorte que le mouvement de l'un ddtermine celui de l'aulre; l’un d’eux constitue l’arbre moteur. Ces deux axes sont entouras de colliers c et c' faisant corps avec les secteurs cylindriques E et F/; ces derniers peuvent se mou-

Fig. ^‘20. — Marhinn de Üehn*n.

voir dans les cylindres incomplets A, A et jouent le rdle de pistons. Dans la position indiquée par la figure, la vapeur est admise en B et s’échappe en D: elle agit seulement sur le secteur E et le pousse dans le sens de la llèche; l’arbre C tourne donc et détermine à l’aide de l'engrenage extérieur le mouvement contraire de C et

Fig. 3‘ifi. — Cniipc de la machine de Bchrcn.

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par suite de K'. Au bout d’une demi-révolution, le secteur E' aura dans le cylindre de gauche une position équivalente à celle qu’a

acluellement le secteur E dans le cylindre de droite ; il sera donc poussé par la vapeur, de manière (|ue le mouvement se continue dans le même sens pendant une demi-révolulion, au bout de laquelle les organes seront revenus à leur position initiale. La simplicité de ce mécanisme, d’invention récente, est extrême, et quelques essais, qui ont l>esoin d’être complétés, parai.ssent prouver qu’il a une véritable valeur industrielle.

378. Locomobiles. — On désigne sous le nom de locomobiles des machines ordinairement à cylindre horizontal qui sont portées sur des roues de manière à pouvoir être transportées dans les lieux où l'on a besoin de force motrice. Ces machines se rapprochent des locomotives au premier aspect, ce qui tient A ce qu’elles .sont, comme r.es dernières, à foyer intérieur ou même à chaudière tubulaire, qu’elles fonctionnent sans condensation et qu’elles ont à l’avant une boite l\ fumée surmontée d'une cheminée par laquelle s’échappent les produits dq, la combustion. A part ces circonstances, elles ne diffèrent pas esscniiellement des machines fixes. L’emploi de ces utiles machines se généralise de plus en plus dans les travaux publics et privés et même dans les travaux agricoles.

379. Machines à vapeur outils. — Aux différents types de machines que nous venons d’énumérer il faut ajouter les locomotives, dont nous parlerons plus loin, et les machines de navigation, qui, à part leui's énormes dimensions et leur Irès-grande puissance, ne présentent pas de différence fondamentale avec les machines ordinaires. Il est bon de mentionner aussi les outils à vapeur, qui empruntent leur force motrice A une machine A vapeur spéciale faisant partie de leur agencement général, au lieu de la recevoir d'un arbre de couche par une courroie de transmission. L’usage

ClIAÜDlfcUKS.

VIf>s outils à vapeur se rtfpand de plus eu plus, mais la nature de ce traité ne nous permet point d'entrer à ret égard dans aucun détail; nous nous bornerons à mentionner parmi ceux qui sont les plus conuus : les marteaux-pilons, les cisailles à vapeur, les pompes d’alimentation appelées petit cheval, les machines h percer, river et poinçonner, les sonnettes à vapeur pour Iwltre les pilots, etc.

380. Chaudières. — Les chaudières les plus en usage aujour- •d’hui dans les machines (ixes sont les chaudières dites A houilleurs. Elles sont formées d’un corps cylindrii]ue terminé par deux demi-sphères et communiquant avec deux tubes houilleurs.

Les tubes houilleurs B, B sont d’un diamètre beaucoup plus petit (|uc la chaudière et ont la même longueur; ils communiquent

Fig. 327. ^ Chaudière à lK>uilIenr«.

avec elle par le moyen des tuyaux d, d, que l’on appelle puisards, et qui sont, en général, au nombre de trois pour chaque bouilleur. L’intervalle compris entre les Iwuilleurs dans le sens de la longueur est occupé par une cloison ; il en est de même <le celui qui existe entre les puisards d’un même tube : dispositions qui ont pour objet de multiplier le plus possible les points de contact des produits divers de la combustion avec la chaudière. En effet, la flamme circule d’abord au-<lessous des bouilleurs, d’avant en arrière, puis revient entre les puisards, et enfin longe, dans l’espace CC, les portions latérales de la chaudière, pour s’échapper de là dans la cheminée.

On voit dans la chaudière A le niveau de l’eau ; la capacité

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relative de la portion occupée par la vapeur et par le liquide varie suivant les cas , mais toujours de façon que la vapeur arrive aussi sèche que possible dans le corps de pompe, c’est-àdire n’entraîne pas avec elle de gouttelettes liquides. Avant de pouvoir être employées dans l’industrie, les chaudières doivent être essayées et soumises à une pression très-supérieure à celle qu’elles doivent supporter dans leur service. D’ailleurs l’épaisseur qu'on donne à leurs parois est elle-même l'objet d’une réglementation admini.strative.

381. Chaudières à foyer intérieur. — Lorsqu’on a besoin de diminuer le poids de la chaudière, tout en conservant une surface de chauffe considérable, ainsi que cela arrive dans les bateau-v à vapeur, les locomobiles, on place le foyer dans le sein même de la chaudière, de façon qu’il soit entouré d’eau de tous côtés. Pour la navigation on a adopté généralement des chaudières tubulaires analogues à celles des locomotives. La flamme et les produits de la combustion passent du foyer, situé à la partie antérieure de la chaudière, dans deu.v larges conduits qui les mènent à la partie postérieure, dans une cavité entourée d’eau de toutes parts; là ils se réfléchissent et reviennent par une série de tubes qui traversent la chaudière de part en part au-dessus du foyer où se trouve la cheminée par laquelle ils s’échappent.

382. Explosion des chaudières. — Appareils de sûreté. — Malgré les essais auxquels les chaudières sont soumises avant d’entrer en service, il arrive encore trop souvent que sous l’action d’une pression trop forte, ou par suite d’une altération survenue dans leur constitution interne, elles font e.xplosion en occasionnant toujours de grands désastres. Ces explosions peuvent provenir d’une surchauffe progressive de l’eau, par suite de la négligence du chauffeur. lAi vapeur atteint ainsi successivement une force élastique supérieure à celle qui correspond à la résistance des parois, et alors celles-ci se brisent. Cette surchauffe a lieu fort rarement, car la pression est continuellement indiquée par des instruments de diverses sortes; et d’ailleurs eût-elle lieu, les explosions seraient, en général, prévenues par les appareils de sûreté. Nous allons indiquer les divers instruments qu’on emploie soit pour indiquer

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