TEMPÉRATURES TERRESTRES
En combinant celte loi avec la formule de Laplace pour la mesure des hauteui-s, on peut calculer, avec une certaine approximation, la température qui règne à une liaiiteur donnée.
C’est à raison de l’inégalité du décroissement de la température à mesure qu’on s’élève, que la limite des neiges perpétuelles varie de bauteur d’une contrée à l’autre; tandis qu’en Islande elle s’élève A peine à 900 mètres, dans l’Ilimalaya, dans les Andes elle dépasse 1500 mètres.
403. Des vents. — Les vents .sont produits par le déplacement de l’air atmosphérique-, ils sont toujours le résultat d’une rupture d’équilibre dans la densité de l’atmosphère. Si, par exemple, la densité ou la pression de l’air devient plus considérable en un certain point, l’air se déverse dans les régions voisines et donne lieu A un vent qui se propage dans le sens même de sa direction; c'est un vent tï insufflation. Si au contraire, par une cause quelconque, par suite, par exemple, de la condensation d’une grande masse de vapeur d’eau, il se produit quelque, part une diminution de pression ou de densité, l’air environnant afflue pour nUablir l'équilibre. Cet appel se communique de proche en proche, et il en résulte un vent qui se propage en sens contraire de ,s;j direction; c'est un vent ^'aspiration.
La direction du vent, sa force ou sa vitesse, constituent un élément météorologique d’une très-grande importance que dans tous les observatoii-es on .s’attache A mesurer avec beaucoup de soin. La direction s’obtient A l’aide de l’instrument connu de tout le monde sous le nom de giroiiriie. Il est très-facile de modifier l’appareil de manière A lui faire enregistrer ses indications : il suffit, ainsi que cela se prati([ue dans plusieurs observatoires, de munir la partie inférieure de .son axe d’un index métalli([ue, qui passe successivement sur divers contacts électriques; A chacun de ces contacts correspond un organe traceur, mis en mouvement par le courant et qui laisse une trace sur une feuille de papier, ipii se meut ellemême A l’aide d’un rouage d’horlogerie.
La force ou la vites.se du vent .se mesure A l’aide des nnémomeires. Ce sont des moulinets A ailettes dont l’axe engrène par une vis sans lin avec la première roue d’un compteur A rouages. On